Catéchisme

8 paragraphes sélectionnés

207, 212, 214, 489, 1062, 1063, 1334, 2577

En révélant son nom, Dieu révèle en même temps sa fidélité qui est de toujours et pour toujours, valable pour le passé 1, comme pour l’avenir : 2. Dieu qui révèle son nom comme « Je suis » se révèle comme le Dieu qui est toujours là, présent auprès de son peuple pour le sauver.
Au cours des siècles, la foi d’Israël a pu déployer et approfondir les richesses contenues dans la révélation du nom divin. Dieu est unique, hormis Lui pas de dieux 1. Il transcende le monde et l’histoire§42. C’est Lui qui a fait le ciel et la terre : « Eux périssent, Toi tu restes ; tous, comme un vêtement ils s’usent [...] mais Toi, le même, sans fin sont tes années » 2. En Lui « n’existe aucun changement, ni l’ombre d’une variation » 3. Il est§469§2086 « Celui qui est », depuis toujours et pour toujours, et c’est ainsi qu’Il demeure toujours fidèle à Lui-même et à ses promesses.
Dieu, « Celui qui est », s’est révélé à Israël comme Celui qui est « riche en grâce et en fidélité » 1. Ces deux termes expriment de façon condensée les richesses du nom divin. Dans toutes ses œuvres Dieu montre sa bienveillance, sa bonté, sa grâce, son amour ; mais aussi§1062 sa fiabilité, sa constance, sa fidélité, sa vérité. « Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité » 2. Il est la Vérité, car « Dieu est Lumière, en Lui point de ténèbres » 3 ; Il est « Amour », comme l’apôtre Jean l’enseigne 4.
Tout au long de l’Ancienne Alliance, la mission de Marie a été préparée par celle de saintes femmes. Tout au commencement§722, il y a Ève : malgré sa désobéissance, elle reçoit la promesse d’une descendance§410 qui sera victorieuse du Malin 1 et celle d’être la mère de tous les vivants§145 2. En vertu de cette promesse, Sara conçoit un fils malgré son grand âge 3. Contre toute attente humaine, Dieu choisit ce qui était tenu pour impuissant et faible 4 pour montrer sa fidélité à sa promesse : Anne, la mère de Samuel 5, Débora, Ruth, Judith§64 et Esther, et beaucoup d’autres femmes. Marie « occupe la première place parmi ces humbles et ces pauvres du Seigneur qui espèrent et reçoivent le salut de lui avec confiance. Avec elle, la fille de Sion par excellence, après la longue attente de la promesse, s’accomplissent les temps et s’instaure l’économie nouvelle » a.
En hébreu, « Amen » se rattache à la même racine que le mot « croire ». Cette racine exprime la solidité, la fiabilité, la fidélité§214. Ainsi on comprend pourquoi le « Amen » peut être dit de la fidélité de Dieu envers nous et de notre confiance en Lui.
Dans le prophète Isaïe on trouve l’expression « Dieu§156 de vérité§215 », littéralement « Dieu de l’Amen », c’est-à-dire le Dieu fidèle à ses promesses : « Quiconque voudra être béni sur terre voudra être béni par le Dieu de l’Amen » 1. Notre Seigneur emploie souvent le terme « Amen » 2, parfois sous forme redoublée 3, pour souligner la fiabilité de son enseignement, son Autorité fondée sur la Vérité de Dieu.
Dans l’Ancienne Alliance, le pain et le vin sont offerts en sacrifice parmi les prémices de la terre, en signe de reconnaissance au Créateur. Mais§1150 ils reçoivent aussi une nouvelle signification dans le contexte§1363 de l’Exode : Les pains azymes qu’Israël mange chaque année à la Pâque, commémorent la hâte du départ libérateur d’Égypte ; le souvenir de la manne du désert rappellera toujours à Israël qu’il vit du pain de la Parole de Dieu 1. Enfin, le pain de tous les jours est le fruit de la Terre promise, gage de la fidélité de Dieu à ses promesses. La « coupe de bénédiction » 2, à la fin du repas pascal des juifs, ajoute à la joie festive du vin une dimension eschatologique, celle de l’attente messianique du rétablissement de Jérusalem. Jésus a institué son Eucharistie en donnant un sens nouveau et définitif à la bénédiction du pain et de la coupe.
Dans cette intimité avec le Dieu fidèle, lent à la colère§210 et plein d’amour 1, Moïse a puisé la force et la ténacité de son intercession. Il ne prie§2635 pas pour lui mais pour le peuple que Dieu s’est acquis. Déjà durant le combat avec les Amalécites 2 ou pour obtenir la guérison de Myriam 3, Moïse intercède. Mais c’est surtout après l’apostasie du peuple qu’il « se tient sur la brèche » devant Dieu 4 pour sauver le peuple 5(voir Ex 32:134:9). Les arguments de sa prière (l’intercession est aussi un combat mystérieux) inspireront l’audace des grands priants du peuple juif comme de l’Église : Dieu est amour§214, il est donc juste et fidèle ; il ne peut se contredire, il doit se souvenir de ses actions merveilleuses, sa Gloire est en jeu, il ne peut abandonner ce peuple qui porte son Nom.