Catéchisme

2 paragraphes sélectionnés

208, 2144

Devant la présence attirante et mystérieuse de Dieu§388, l’homme découvre sa petitesse. Devant le buisson ardent§724, Moïse ôte ses sandales et se voile le visage 1 face à la Sainteté Divine. Devant la gloire du Dieu§448 trois fois saint, Isaïe s’écrie : « Malheur à moi, je suis perdu ! Car je suis un homme aux lèvres impures » 2. Devant les signes divins que Jésus accomplit, Pierre s’écrie : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un pécheur » 3. Mais parce que Dieu est saint, Il peut pardonner à l’homme qui se découvre pécheur devant lui : « Je ne donnerai pas cours à l’ardeur de ma colère [...] car je suis Dieu et non pas homme, au milieu de toi je suis le Saint » 4. L’apôtre Jean dira de même : « Devant Lui nous apaiseront notre cœur, si notre cœur venait à nous condamner, car Dieu est plus grand que notre cœur, et Il connaît tout » 5.
La déférence à l’égard de son Nom exprime celle qui est due au mystère de Dieu lui-même et à toute la réalité sacrée qu’il évoque. Le sens du sacré relève de la vertu de religion :
Les sentiments de crainte et de sacré sont-ils des sentiments chrétiens ou non ? Personne ne peut raisonnablement en douter. Ce sont les sentiments que nous aurions, et à un degré intense, si nous avions la vision du Dieu souverain. Ce sont les sentiments que nous aurions si nous « réalisions » sa présence. Dans la mesure où nous croyons qu’Il est présent, nous devons les avoir. Ne pas les avoir, c’est ne point réaliser, ne point croire qu’Il est présent a