Catéchisme

4 paragraphes sélectionnés

208, 396, 1500, 2448

Devant la présence attirante et mystérieuse de Dieu§388, l’homme découvre sa petitesse. Devant le buisson ardent§724, Moïse ôte ses sandales et se voile le visage 1 face à la Sainteté Divine. Devant la gloire du Dieu§448 trois fois saint, Isaïe s’écrie : « Malheur à moi, je suis perdu ! Car je suis un homme aux lèvres impures » 2. Devant les signes divins que Jésus accomplit, Pierre s’écrie : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un pécheur » 3. Mais parce que Dieu est saint, Il peut pardonner à l’homme qui se découvre pécheur devant lui : « Je ne donnerai pas cours à l’ardeur de ma colère [...] car je suis Dieu et non pas homme, au milieu de toi je suis le Saint » 4. L’apôtre Jean dira de même : « Devant Lui nous apaiseront notre cœur, si notre cœur venait à nous condamner, car Dieu est plus grand que notre cœur, et Il connaît tout » 5.
Dieu a créé l’homme à son image et l’a constitué dans son amitié. Créature spirituelle, l’homme ne peut vivre cette§1730§311 amitié que sur le mode de la libre soumission à Dieu. C’est ce qu’exprime la défense faite à l’homme de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, « car du jour où tu en mangeras, tu mourras » 1. « L’arbre de la connaissance du bien et du mal » 2 évoque symboliquement la limite infranchissable que l’homme, en tant que créature, doit librement reconnaître et respecter avec confiance. L’homme dépend du Créateur, il est soumis aux lois de la création§301 et aux normes morales qui règlent l’usage de la liberté.
La maladie et la souffrance ont toujours été parmi les problèmes les plus graves qui éprouvent la vie humaine. Dans la maladie, l’homme fait l’expérience de son impuissance, de ses limites et de sa finitude. Toute maladie peut nous faire entrevoir la mort§1006.
« Sous ses multiples formes : dénuement matériel, oppression injuste, infirmités physiques et psychiques, et enfin la mort, la misère§886 humaine est le signe manifeste de la condition native de faiblesse où l’homme se trouve depuis le premier péché et du besoin de salut. C’est pourquoi elle a attiré la compassion du Christ Sauveur qui a voulu la prendre sur lui et s’identifier aux ‘plus petits d’entre ses frères’. C’est pourquoi ceux qu’elle accable sont l’objet d’un amour de préférence de la part de l’Église qui, depuis les§1586 origines, en dépit des défaillances de beaucoup de ses membres, n’a cessé de travailler à les soulager, les défendre et les libérer. Elle l’a fait par d’innombrables œuvres de bienfaisance qui restent toujours et partout indispensables » a.