Devant la présence attirante et mystérieuse de Dieu§388, l’homme découvre sa petitesse. Devant le buisson ardent§724, Moïse ôte ses sandales et se voile le visage 1 face à la Sainteté Divine. Devant la gloire du Dieu§448 trois fois saint, Isaïe s’écrie : « Malheur à moi, je suis perdu ! Car je suis un homme aux lèvres impures » 2. Devant les signes divins que Jésus accomplit, Pierre s’écrie : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un pécheur » 3. Mais parce que Dieu est saint, Il peut pardonner à l’homme qui se découvre pécheur devant lui : « Je ne donnerai pas cours à l’ardeur de ma colère [...] car je suis Dieu et non pas homme, au milieu de toi je suis le Saint » 4. L’apôtre Jean dira de même : « Devant Lui nous apaiseront notre cœur, si notre cœur venait à nous condamner, car Dieu est plus grand que notre cœur, et Il connaît tout » 5.
5 paragraphes sélectionnés
208, 827, 1697, 2677, 2839
« Tandis que le Christ saint§1425-1429, innocent, sans tache, venu uniquement pour expier les péchés du peuple, n’a pas connu le péché, l’Église, elle, qui renferme des pécheurs dans son propre sein, est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement§821 » ab1. Tous les membres de l’Église, ses ministres y compris, doivent se reconnaître pécheurs 2. En tous, l’ivraie du péché se trouve encore mêlée au bon grain de l’Évangile jusqu’à la fin des temps 3. L’Église rassemble donc des pécheurs saisis par le salut du Christ mais toujours en voie de sanctification :
L’Église est sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs, parce qu’elle n’a elle-même d’autre vie que celle de la grâce : c’est en vivant de sa vie que ses membres se sanctifient ; c’est en se soustrayant à sa vie qu’ils tombent dans les péchés et les désordres qui empêchent le rayonnement de sa sainteté. C’est pourquoi elle souffre et fait pénitence pour ces fautes, dont elle a le pouvoir de guérir ses enfants par le sang du Christ et le don de l’Esprit Saint c.
Dans la catéchèse, il importe de révéler en toute clarté la joie et les exigences de la voie du Christ a. La catéchèse de la « vie nouvelle » 1 en Lui sera :
– une catéchèse du Saint Esprit, Maître intérieur§737 de la vie selon le Christ, doux hôte et ami qui inspire, conduit, rectifie et fortifie cette vie ;
– une catéchèse de la grâce, car c’est par§1938 grâce que nous sommes sauvés, et c’est encore par la grâce que nos œuvres peuvent porter du fruit pour la vie éternelle ;
– une catéchèse des béatitudes, car la voie§1716 du Christ est résumée dans les béatitudes, seul chemin vers le bonheur éternel auquel le cœur de l’homme aspire ;
– une catéchèse du péché et du pardon, car sans§184 se reconnaître pécheur, l’homme ne peut connaître la vérité sur lui-même, condition de l’agir juste, et sans l’offre du pardon il ne pourrait supporter cette vérité ;
– une catéchèse des vertus humaines qui§1803 fait saisir la beauté et l’attrait des droites dispositions pour le bien ;
– une catéchèse des vertus chrétiennes de foi§1812, d’espérance et de charité qui s’inspire magnanimement de l’exemple des saints ;
– une catéchèse du double commandement de la charité déployé§2067 dans le Décalogue ;
– une catéchèse ecclésiale, car c’est§946 dans les multiples échanges des « biens spirituels » dans la « communion des saints » que la vie chrétienne peut croître, se déployer et se communiquer.
– une catéchèse du Saint Esprit, Maître intérieur§737 de la vie selon le Christ, doux hôte et ami qui inspire, conduit, rectifie et fortifie cette vie ;
– une catéchèse de la grâce, car c’est par§1938 grâce que nous sommes sauvés, et c’est encore par la grâce que nos œuvres peuvent porter du fruit pour la vie éternelle ;
– une catéchèse des béatitudes, car la voie§1716 du Christ est résumée dans les béatitudes, seul chemin vers le bonheur éternel auquel le cœur de l’homme aspire ;
– une catéchèse du péché et du pardon, car sans§184 se reconnaître pécheur, l’homme ne peut connaître la vérité sur lui-même, condition de l’agir juste, et sans l’offre du pardon il ne pourrait supporter cette vérité ;
– une catéchèse des vertus humaines qui§1803 fait saisir la beauté et l’attrait des droites dispositions pour le bien ;
– une catéchèse des vertus chrétiennes de foi§1812, d’espérance et de charité qui s’inspire magnanimement de l’exemple des saints ;
– une catéchèse du double commandement de la charité déployé§2067 dans le Décalogue ;
– une catéchèse ecclésiale, car c’est§946 dans les multiples échanges des « biens spirituels » dans la « communion des saints » que la vie chrétienne peut croître, se déployer et se communiquer.
« Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous... » Avec Elisabeth nous nous émerveillons : « Comment m’est-il donné§1020 que vienne§495 à moi la mère de mon Seigneur ? » 1. Parce qu’elle nous donne Jésus son fils, Marie est la mère de Dieu et notre mère ; nous pouvons lui confier tous nos soucis et nos demandes : elle prie pour nous comme elle a prié pour elle-même : « Qu’il me soit fait selon ta parole » 2. En nous confiant à sa prière nous nous abandonnons avec elle à la volonté de Dieu : « Que ta volonté soit faite ».
Dans une confiance audacieuse, nous avons commencé à prier notre Père. En le suppliant que son Nom soit sanctifié, nous lui avons demandé d’être toujours plus sanctifiés. Mais, bien que§1425 revêtus de la robe baptismale, nous ne cessons de pécher, de nous détourner de Dieu. Maintenant, dans cette nouvelle demande, nous revenons à lui, comme l’enfant§1439 prodigue 1, et nous nous reconnaissons pécheurs, devant lui, comme le publicain 2. Notre demande commence par une « confession » où nous confessons en même temps notre misère et sa Miséricorde. Notre espérance est ferme, puisque, dans son Fils, ‘nous avons la rédemption, la rémission de nos péchés’ 3. Le signe efficace et indubitable de son pardon, nous le trouvons§1422 dans les sacrements de son Église 4.
