Le nom divin « Je suis » ou « Il est » exprime la fidélité de Dieu qui, malgré l’infidélité du péché des hommes et du châtiment qu’il mérite§604, « garde sa grâce à des milliers » 1. Dieu révèle qu’Il est « riche en miséricorde » 2 en allant jusqu’à donner son propre Fils. En donnant sa vie pour nous libérer du péché, Jésus révélera qu’Il porte Lui-même le nom divin : « quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous saurez que ‘Je suis’ » 3.
Hommes, guéris du péché
7 paragraphes sélectionnés
211, 549, 1989, 1990, 1999, 2057, 2097
En libérant certains hommes des maux terrestres de la faim 1, de l’injustice 2, de la maladie et de la mort 3, Jésus a posé§1503 des signes messianiques ; il n’est cependant pas venu pour abolir tous les maux ici-bas 4, mais pour libérer les hommes de l’esclavage le plus grave, celui du péché§440 5, qui les entrave dans leur vocation de fils de Dieu et cause tous leurs asservissements humains.
La première œuvre de la grâce de l’Esprit Saint est la conversion qui opère la justification selon l’annonce de Jésus au commencement§1427 de l’Évangile : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche » 1. Sous la motion de la grâce, l’homme se tourne vers Dieu et se détourne du péché, accueillant ainsi le pardon et la justice d’en haut. « La justification comporte donc la rémission des péchés, la sanctification et la rénovation de l’homme intérieur » a.
La grâce du Christ est le don gratuit que Dieu nous fait de sa vie infusée par l’Esprit Saint dans notre âme§1966 pour la guérir du péché et la sanctifier : C’est la grâce sanctifiante ou déifiante, reçue dans le Baptême. Elle est en nous la source de l’œuvre de sanctification 1 :
Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle ; l’être ancien a disparu, un être nouveau est là. Et le tout vient de Dieu qui nous a réconciliés avec lui par le Christ 23.
Le Décalogue se comprend d’abord dans le contexte de l’Exode qui est le grand événement libérateur de Dieu§2170 au centre de l’ancienne§2084 Alliance. Qu’ils soient formulés comme des préceptes négatifs, des interdictions, ou comme des commandements positifs (comme : « honore ton père et ta mère »), les « dix paroles » indiquent les conditions d’une vie libérée de l’esclavage du péché. Le Décalogue est un chemin de vie :
Cette force libératrice du Décalogue apparaît par exemple dans le commandement sur le repos du sabbat, destiné également aux étrangers et aux esclaves :
Cette force libératrice du Décalogue apparaît par exemple dans le commandement sur le repos du sabbat, destiné également aux étrangers et aux esclaves :
Si tu aimes ton Dieu, si tu marches dans ses voies, si tu gardes ses commandements, ses lois et ses coutumes, tu vivras et tu te multiplieras (Dt 30:14).
Souvenez-vous : vous étiez des esclaves sur une terre étrangère. Le Seigneur votre Dieu vous en a fait sortir à main forte et à bras étendu (Dt 5:15).
Adorer Dieu, c’est, dans le respect et la soumission absolue reconnaître le « néant de la créature » qui n’est que par Dieu§2558. Adorer Dieu, c’est comme Marie, dans le Magnificat, le louer, l’exalter et s’humilier soi-même, en confessant avec gratitude qu’Il a fait de grandes choses et que saint est son nom 1. L’adoration du Dieu unique libère l’homme du repliement sur soi-même, de l’esclavage du péché et de l’idolâtrie du monde.
