La superstition est la déviation du sentiment religieux et des pratiques qu’il impose. Elle peut affecter aussi le culte que nous rendons au vrai Dieu, par exemple, lorsqu’on attribue une importance en quelque sorte magique à certaines pratiques, par ailleurs légitimes ou nécessaires. Attacher à la seule matérialité des prières ou des signes sacramentels leur efficacité, en dehors de dispositions intérieures qu’ils exigent, c’est tomber dans la superstition 1.
Aberration du culte
4 paragraphes sélectionnés
2111, 2113, 2138, 2581
L’idolâtrie ne concerne pas seulement les faux cultes du paganisme. Elle reste une tentation constante de la foi§398. Elle consiste à diviniser ce qui n’est pas Dieu. Il y a idolâtrie dès lors que l’homme honore et révère une créature à la place de Dieu, qu’il s’agisse des dieux§2534 ou des démons (par exemple le satanisme), de pouvoir, de plaisir, de la race, des ancêtres§2289, de l’État, de l’argent, etc. « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon », dit Jésus (Mt 6:24). De nombreux martyrs sont morts pour ne pas adorer « la Bête » 1, en refusant même d’en simuler le culte. L’idolâtrie récuse l’unique Seigneurie de Dieu§2473 ; elle est donc incompatible avec la communion divine 2.
Le Temple devait être pour le peuple de Dieu le lieu de son éducation à la prière : les pèlerinages, les fêtes, les sacrifices, l’offrande du soir, l’encens, les pains de « proposition », tous ces signes de la Sainteté§1150 et de la Gloire du Dieu Très Haut et tout Proche, étaient des appels et des chemins de la prière. Mais le ritualisme entraînait souvent le peuple vers un culte trop extérieur. Il y fallait l’éducation de la foi, la conversion du cœur. Ce fut la mission des prophètes, avant et après l’Exil.
