Catéchisme

Doctrine et commandements du sermon

5 paragraphes sélectionnés

2153, 2262, 2336, 2608, 2830

Jésus a exposé le deuxième commandement dans le sermon sur la montagne : « Vous avez entendu qu’il a été dit aux ancêtres : ‘Tu ne parjureras pas, mais tu t’acquitteras envers le Seigneur de tes serments’. Eh bien ! moi je vous dis de ne pas jurer du tout. [...] Que votre langage soit : ‘Oui ? oui’, ‘Non ? non’ : ce qu’on dit de plus vient du Mauvais » 1. Jésus enseigne que tout serment implique une référence à Dieu et que la présence de Dieu et de sa vérité doit être honorée en toute parole§2466. La discrétion du recours à Dieu dans le langage va de pair avec l’attention respectueuse à sa présence, attestée ou bafouée, en chacune de nos affirmations.
Dans le Sermon sur la Montagne, le Seigneur rappelle le précepte : « Tu ne tueras pas » 1, il y ajoute la proscription de la colère, de la haine et de la vengeance. Davantage encore, le Christ demande à son disciple de tendre l’autre joue 2, d’aimer ses ennemis 3. Lui-même§2844 ne s’est pas défendu et a dit à Pierre de laisser l’épée au fourreau 4.
Jésus est venu restaurer la création dans la pureté de ses origines. Dans le Sermon sur la montagne, il interprète de manière rigoureuse§1614 le dessein de Dieu : « Vous avez entendu qu’il a été dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère’. Eh bien ! moi je vous dis : ‘Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle.’ » 1. L’homme ne doit pas séparer ce que Dieu a uni 2.
La Tradition de l’Église a entendu le sixième commandement comme englobant l’ensemble de la sexualité humaine.
Dès le Sermon sur la Montagne, Jésus insiste sur la conversion du cœur : la réconciliation avec le frère avant de présenter une§541§1430 offrande sur l’autel 1, l’amour des ennemis et la prière pour les persécuteurs 2, prier le Père « dans le secret » 3, ne pas rabâcher de multiples paroles 4, pardonner du fond du cœur dans la prière 5, la pureté du cœur et la recherche du Royaume 6. Cette conversion est toute polarisée vers le Père, elle est filiale.
« Notre pain ». Le Père, qui nous donne la vie, ne peut pas ne pas nous donner la nourriture nécessaire à la vie, tous les§2633 biens « convenables », matériels et spirituels. Dans le Sermon sur la montagne, Jésus§227 insiste sur cette confiance filiale qui coopère à la Providence de notre Père 1. Il ne nous engage à aucune passivité 2 mais veut nous libérer de toute inquiétude entretenue et de toute préoccupation. Tel est l’abandon filial des enfants de Dieu :
À ceux qui cherchent le Royaume et la justice de Dieu, il promet de donner tout par surcroît. Tout en effet appartient à Dieu : à celui qui possède Dieu, rien ne manque, si lui-même ne manque pas à Dieu a.