Catéchisme

6 paragraphes sélectionnés

2288, 2417, 2447, 2805, 2830, 2861

La vie et la santé physique sont des biens précieux confiés par Dieu. Nous avons à en prendre soin raisonnablement en tenant compte§1503 des nécessités d’autrui et du bien commun.
Le soin de la santé des citoyens requiert l’aide§1509 de la société pour obtenir les conditions d’existence qui permettent de grandir et d’atteindre la maturité : nourriture et vêtement, habitat, soins de santé, enseignement de base, emploi, assistance sociale.
Dieu a confiés les animaux à la gérance de celui qu’Il a créé à son image 1. Il est donc légitime de se servir des animaux pour la nourriture et la confection des vêtements. On peut les domestiquer pour qu’ils assistent l’homme dans ses travaux et dans ses loisirs. Les expérimentations§2234 médicales et scientifiques sur les animaux sont des pratiques moralement acceptables, pourvu qu’elles restent dans des limites raisonnables et contribuent a soigner ou sauver des vies humaines.
Les œuvres de miséricorde sont les actions charitables par lesquelles nous venons en aide à notre prochain dans ses§1460 nécessités corporelles et spirituelles 1. Instruire, conseiller, consoler, conforter sont des œuvres de miséricorde spirituelle, comme pardonner et supporter avec patience. Les œuvres de miséricorde corporelle consistent notamment à nourrir les affamés, loger les sans logis, vêtir les déguenillés, visiter les malades§1038 et les prisonniers, ensevelir les morts 2. Parmi ces gest§1004es, l’aumône faite aux pauvres§1969 3 est un des principaux témoignages de la charité fraternelle : elle est aussi une pratique de justice qui plaît à Dieu 4 :
Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas, et que celui qui a à manger fasse de même 25. Donnez plutôt en aumône tout ce que vous avez, et tout sera pur pour vous 7. Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dise : « Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous », sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? 89.
La seconde vague de demandes se déroule dans le mouvement de certaines épiclèses eucharistiques : elle est offrande de nos§1105 attentes et attire le regard du Père des miséricordes. Elle monte de nous et nous concerne dès maintenant, en ce monde-ci : « donne-nous... pardonne-nous ... ne nous laisse pas ... délivre-nous ». La quatrième et la cinquième demandes concernent notre vie, comme telle, soit pour la nourrir, soit pour la guérir du péché ; les deux dernières concernent notre combat pour la victoire de la Vie, le combat même de la prière.
« Notre pain ». Le Père, qui nous donne la vie, ne peut pas ne pas nous donner la nourriture nécessaire à la vie, tous les§2633 biens « convenables », matériels et spirituels. Dans le Sermon sur la montagne, Jésus§227 insiste sur cette confiance filiale qui coopère à la Providence de notre Père 1. Il ne nous engage à aucune passivité 2 mais veut nous libérer de toute inquiétude entretenue et de toute préoccupation. Tel est l’abandon filial des enfants de Dieu :
À ceux qui cherchent le Royaume et la justice de Dieu, il promet de donner tout par surcroît. Tout en effet appartient à Dieu : à celui qui possède Dieu, rien ne manque, si lui-même ne manque pas à Dieu a.
Dans la quatrième demande, en disant « Donne-nous », nous exprimons, en communion avec nos frères, notre confiance filiale envers notre Père des cieux. « Notre pain » désigne la nourriture terrestre nécessaire à notre subsistance à tous et signifie aussi le Pain de Vie : Parole de Dieu et Corps du Christ. Il est reçu dans l’ « Aujourd’hui » de Dieu, comme la nourriture indispensable, (sur-)essentielle du Festin du Royaume qu’anticipe l’Eucharistie.