L’accumulation des armes apparaît à beaucoup comme une manière paradoxale de détourner de la guerre des adversaires éventuels. Ils y voient le plus efficace des moyens susceptibles d’assurer la paix entre les nations. Ce procédé de dissuasion appelle de sévères réserves morales. La course aux armements n’assure pas la paix. Loin d’éliminer les causes de guerre, elle risque de les aggraver. La dépense de richesses fabuleuses dans la préparation d’armes toujours nouvelles empêche de porter remède aux populations indigentes a ; elle entrave le développement des peuples. Le surarmement multiplie les raisons de conflits et augmente le risque de la contagion.
3 paragraphes sélectionnés
2315, 2329, 2438
Diverses causes, de nature religieuse, politique, économique et financière confèrent aujourd’hui « à la question sociale une§1911 dimension mondiale » a. La solidarité est nécessaire entre les nations dont les politiques sont déjà interdépendantes. Elle est encore plus indispensable lorsqu’il s’agit d’enrayer les « mécanismes pervers » qui font obstacle au développement des pays moins avancés b1. Il faut substituer à des systèmes financiers abusifs sinon usuraires c, à des relations commerciales iniques entre les nations, à la course§2315 aux armements, un effort commun pour mobiliser les ressources vers des objectifs de développement moral, culturel et économique « en redéfinissant les priorités et les échelles des valeurs » d.
