La foi apostolique concernant l’Esprit a été confessée par le deuxième Concile œcuménique en 381 à Constantinople : « Nous croyons dans§152 l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père » a. L’Église reconnaît par là le Père comme « la source et l’origine de toute la divinité » b. L’origine éternelle de l’Esprit Saint n’est cependant pas sans lien avec celle du Fils : « L’Esprit Saint qui est la Troisième Personne de la Trinité, est Dieu, un et égale au Père et au Fils, de même substance et aussi de même nature. [...] Cependant, on ne dit pas qu’il est seulement l’Esprit du Père, mais à la fois l’Esprit du Père et du Fils » c. Le Credo du Concile de Constantinople§685 de l’Église confesse : « Avec le Père et le Fils il reçoit même adoration et même gloire » d.
2 paragraphes sélectionnés
245, 684
L’Esprit Saint par sa grâce, est premier dans l’éveil de notre foi et dans la vie nouvelle qui est de « connaître le Père et celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ » 1. Cependant il est dernier dans la révélation des Personnes de la Trinité§236 Sainte. Saint Grégoire de Nazianze, « le Théologien », explique cette progression par la pédagogie de la « condescendance » divine :
L’Ancien Testament proclamait manifestement le Père, le Fils plus obscurément. Le Nouveau a manifesté le Fils, a fait entrevoir la divinité de l’Esprit. Maintenant l’Esprit a droit de cité parmi nous et nous accorde une vision plus claire de lui-même. En effet il n’était pas prudent, quand on ne confessait pas encore la divinité du Père, de proclamer ouvertement le Fils et, quand la divinité du Fils n’était pas encore admise, d’ajouter l’Esprit Saint comme un fardeau supplémentaire, pour employer une expression un peu hardie... C’est par des avances et des progressions « de gloire en gloire » que la lumière de la Trinité éclatera en plus brillantes clartés a.
