Catéchisme

Biens d’autrui et convoitise

2 paragraphes sélectionnés

2534, 2536

Le dixième commandement§2069 dédouble et complète le neuvième, qui porte sur la concupiscence de la chair. Il interdit la convoitise du bien d’autrui, racine du vol, de la rapine et de la fraude, que proscrit le septième commandement. La « convoitise des yeux » 1 conduit à la violence et à l’injustice défendues par le cinquième précepte 2. La cupidité trouve son origine, comme la fornication, dans l’idolâtrie prohibée dans les trois premières prescriptions de la loi 3. Le dixième commandement porte sur l’intention du cœur ; il résume, avec le neuvième, tous les préceptes de la Loi.§242
Le dixième commandement proscrit l’avidité et le désir d’une appropriation sans mesure des biens terrestres§2445 ; il défend la cupidité déréglée née de la passion immodérée des richesses et de leur puissance. Il interdit encore le désir de commettre une injustice par laquelle on nuirait au prochain dans ses biens temporels :
Quand la Loi nous dit : « Vous ne convoiterez point », elle nous dit, en d’autres termes, d’éloigner nos désirs de tout ce qui ne nous appartient pas. Car la soif du bien du prochain est immense, infinie et jamais rassasiée, ainsi qu’il est écrit : « L’avare ne sera jamais rassasié d’argent » 1 a.