Catéchisme

Prière et Ancien Testament

5 paragraphes sélectionnés

2568, 2569, 2585, 2596, 2630

La révélation de la prière dans l’Ancien Testament s’inscrit entre la chute et le relèvement de l’homme§410, entre l’appel douloureux de Dieu à ses premiers enfants : « Où es-tu ?... Qu’as-tu fait ? » 1 et la réponse du Fils unique entrant dans le monde 2. La prière est ainsi liée à l’histoire des hommes§2738, elle est la relation à Dieu dans les événements de l’histoire.§1736
C’est d’abord à partir des réalités de la création que se vit la prière. Les neuf premiers chapitres de la Genèse décrivent cette§288 relation à Dieu comme offrande des premiers-nés du troupeau par Abel 1, comme invocation du Nom divin par Enosh 2, comme « marche avec§58 Dieu » 3. L’offrande de Noé est « agréable » à Dieu qui le bénit, et à travers lui, bénit toute la création 4, parce que son cœur est juste et intègre : lui aussi « marche avec Dieu » 5. Cette qualité de la prière est vécue par une multitude de justes dans toutes les religions.
Dans son Alliance indéfectible avec les êtres vivants (voir Gn 9:8-16), Dieu appelle toujours les hommes à le prier. Mais c’est surtout§59 à partir de notre père Abraham qu’est révélée la prière dans l’Ancien Testament.
Depuis David jusqu’à la venue du Messie, les Livres saints contiennent des textes de prière qui témoignent de l’approfondissement§1093 de la prière, pour soi-même et pour les autres 1. Les psaumes ont été peu à peu rassemblés en un recueil de cinq livres : les Psaumes (ou « Louanges »), chef-d’œuvre de la prière dans l’Ancien Testament.
Les psaumes constituent le chef d’œuvre de la prière dans l’Ancien Testament. Ils présentent deux composantes inséparables : personnelle et communautaire. Ils s’étendent à toutes les dimensions de l’histoire, commémorant les promesses de Dieu déjà accomplies et espérant la venue du Messie.
Le Nouveau Testament ne contient guère de prières de lamentation, fréquentes dans l’Ancien Testament. Désormais dans le Christ ressuscité la demande de l’Église est portée par l’espérance, même si nous sommes encore dans§2090 l’attente et que nous ayons chaque jour à nous convertir. C’est d’une autre profondeur que jaillit la demande chrétienne, celle que s. Paul appelle le gémissement : celui de la création « en travail d’enfantement » 1, le nôtre aussi « dans l’attente de la rédemption de notre corps, car notre salut est objet d’espérance » 2, enfin « les gémissements ineffables » de l’Esprit Saint lui-même qui « vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons que demander pour prier comme il faut » 3.