Catéchisme

3 paragraphes sélectionnés

2569, 2570, 2592

C’est d’abord à partir des réalités de la création que se vit la prière. Les neuf premiers chapitres de la Genèse décrivent cette§288 relation à Dieu comme offrande des premiers-nés du troupeau par Abel 1, comme invocation du Nom divin par Enosh 2, comme « marche avec§58 Dieu » 3. L’offrande de Noé est « agréable » à Dieu qui le bénit, et à travers lui, bénit toute la création 4, parce que son cœur est juste et intègre : lui aussi « marche avec Dieu » 5. Cette qualité de la prière est vécue par une multitude de justes dans toutes les religions.
Dans son Alliance indéfectible avec les êtres vivants (voir Gn 9:8-16), Dieu appelle toujours les hommes à le prier. Mais c’est surtout§59 à partir de notre père Abraham qu’est révélée la prière dans l’Ancien Testament.
Dès que Dieu l’appelle, Abraham part « comme le lui avait dit le Seigneur » 1 : son cœur est tout « soumis§145 à la Parole », il obéit. L’écoute du cœur qui se décide selon Dieu est essentielle à la prière, les paroles lui sont relatives. Mais la prière d’Abraham s’exprime d’abord par des actes : homme de silence, il construit, à chaque étape, un autel au Seigneur. Plus tard seulement apparaît sa première prière en paroles : une plainte voilée qui rappelle à Dieu ses promesses qui ne semblent pas se réaliser 2. Dès le début apparaît ainsi l’un des aspects du drame de la prière : l’épreuve de la foi en la fidélité de Dieu.
La prière d’Abraham et de Jacob se présente comme un combat de la foi dans la confiance en la fidélité de Dieu et dans la certitude de la victoire promise à la persévérance.