Catéchisme

Prière et bénédiction

4 paragraphes sélectionnés

2589, 2767, 2781, 2803

Des traits constants traversent les Psaumes : la simplicité et la spontanéité de la prière, le désir de Dieu lui-même à travers et avec tout ce qui est bon dans sa création, la situation inconfortable du croyant qui, dans son amour de préférence pour le Seigneur, est en butte à une foule d’ennemis et de tentations, et, dans l’attente de ce que fera le Dieu fidèle, la certitude de son amour et la remise à sa volonté. La prière des psaumes est toujours§304 portée par la louange et c’est pourquoi le titre de ce recueil convient bien à ce qu’il nous livre : « Les Louanges ». Recueilli pour le culte de l’Assemblée, il fait entendre l’appel à la prière et en chante la réponse : « Hallelou-Ya » ! (Alleluia), « Louez le Seigneur » !
Qu’y a-t-il de meilleur qu’un psaume ? C’est pourquoi David dit très bien : « Louez le Seigneur, car le Psaume est une bonne chose : à notre Dieu, louange douce et belle ! » Et c’est vrai. Car le psaume est bénédiction prononcée par le peuple, louange de Dieu par l’assemblée, applaudissement par tous, parole dite par l’univers, voix de l’Église, mélodieuse profession de foi. (saint Ambroise, expositio Psalmi CXVIII 1, 9 : PL 14, 924).
Ce don indissociable des paroles du Seigneur et de l’Esprit Saint qui leur donne vie dans le cœur des croyants a été reçu et vécu par l’Église dès les origines. Les premières communautés prient la Prière du Seigneur « trois fois par jour » a, à la place des « Dix-huit bénédictions » en usage dans la piété juive.
Quand nous prions le Père, nous sommes en communion avec lui et avec son Fils, Jésus-Christ 1. C’est alors§2665 que nous le connaissons et le reconnaissons dans un émerveillement toujours nouveau. La première parole de la Prière du Seigneur est une bénédiction d’adoration, avant d’être une imploration. Car c’est la Gloire de Dieu que nous le reconnaissions comme « Père », Dieu véritable. Nous lui rendons grâce de nous avoir révélé son Nom, de nous avoir donné d’y croire et d’être habités par sa Présence.
Après nous avoir mis en présence de Dieu notre Père pour l’adorer, l’aimer et le bénir, l’Esprit filial fait monter de nos cœurs sept demandes, sept bénédictions. Les trois premières, plus théologales§2627, nous attirent vers la Gloire du Père, les quatre dernières, comme des chemins vers Lui, offrent notre misère à sa Grâce. « L’abîme appelle l’abîme » 1.