De même que Jésus prie le Père et rend grâces avant de recevoir ses dons, il nous apprend cette audace filiale : « tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez déjà reçu » 1. Telle est la force de la prière, « tout est possible à celui qui croit§165 » 2, d’une foi « qui n’hésite pas » 3. Autant Jésus est attristé par le « manque de foi » de ses proches 4 et le « peu de foi » de ses disciples 5, autant il est saisi d’admiration devant la « grande foi » du centurion romain 6 et de la cananéenne 7.
Audace filiale dans la prière
2 paragraphes sélectionnés
2610, 2777
Dans la liturgie romaine, l’assemblée eucharistique est invitée à prier Notre Père§270 avec une audace filiale ; les liturgies orientales utilisent et développent des expressions analogues : « Oser en toute assurance », « Rends-nous dignes de ». Devant le Buisson ardent, il fut dit à Moïse : « N’approche pas. Ote tes sandales » 1. Ce seuil de la Sainteté divine, Jésus seul pouvait le franchir, lui qui, « ayant accompli la purification des péchés » 2, nous introduit devant la Face du Père : « Nous voici, moi et mes enfants que tu m’as donnés » 3 :
La conscience que nous avons de notre situation d’esclaves nous ferait rentrer sous terre, notre condition terrestre se fondrait en poussière, si l’autorité de notre Père lui-même et l’Esprit de son Fils ne nous poussaient à proférer ce cri : ‘Abba, Père !’ 4 [...] Quand la faiblesse d’un mortel oserait-elle appeler Dieu son Père, sinon seulement lorsque l’intime de l’homme est animé par la Puissance d’en haut ? a.
