Catéchisme

Feu de l’amour

3 paragraphes sélectionnés

2671, 2717, 2785

La forme traditionnelle de la demande de l’Esprit est d’invoquer le Père par le Christ notre Seigneur pour qu’il nous donne l’Esprit Consolateur 1. Jésus insiste sur cette demande en son Nom au moment même où il promet le don de l’Esprit de Vérité 2. Mais la prière la plus simple et la plus directe est aussi traditionnelle : « Viens, Esprit Saint », et chaque tradition liturgique l’a développée dans des antiennes et des hymnes :
« Viens, Esprit Saint, emplis les cœurs de tes fidèles, et allume en eux le feu de ton amour » 3.
« Roi céleste, Esprit Consolateur, Esprit de Vérité, partout présent et emplissant tout, trésor de tout bien et source de la Vie, viens, habite en nous, purifie-nous et sauve-nous, ô Toi qui es Bon ! » 4.
L’oraison est silence§498, ce « symbole du monde qui vient » a ou « silencieux amour » (saint Jean de la Croix). Les paroles dans l’oraison ne sont pas des discours mais des brindilles qui alimentent le feu de l’amour. C’est dans ce silence, insupportable à l’homme§533 « extérieur », que le Père nous dit son Verbe incarné, souffrant, mort et ressuscité, et que l’Esprit filial nous fait participer à la prière de Jésus.
Un cœur humble et confiant qui nous fait « retourner à l’état des enfants » 1 : car c’est aux « tout petits » que§2562 le Père se révèle 2 :
C’est un regard sur Dieu seul, un grand feu d’amour. L’âme s’y fond et s’abîme en la sainte dilection, et s’entretient avec Dieu comme avec son propre Père, très familièrement, dans une tendresse de piété toute particulière a.
Notre Père : ce nom suscite en nous, tout à la fois, l’amour, l’affection dans la prière, [...] et aussi l’espérance d’obtenir ce que nous allons demander. [...] Que peut-il en effet refuser à la prière de ses enfants, quand il leur a déjà préalablement permis d’être ses enfants ? b.