Catéchisme

Dieu, seigneur et maître de l’histoire

3 paragraphes sélectionnés

269, 304, 450

Les Saintes Écritures confessent à maintes reprises la puissance universelle de Dieu. Il est appelé « Le Puissant de Jacob » 1, « le Seigneur des armées », « le Fort, le Vaillant » 2. Si Dieu est Tout-Puissant « au ciel et sur la terre » 3, c’est qu’il les a faits. Rien ne lui est donc impossible 4 et il dispose à son gré de son œuvre 5 ; il est le Seigneur de l’univers dont il a établi l’ordre qui lui demeure entièrement soumis et disponible ; il est le Maître de l’histoire : il gouverne les§303 cœurs et les événements selon son gré 6 : « Ta grande puissance est toujours à ton service, et qui peut résister à la force de ton bras ? » 7.
Ainsi voit-on l’Esprit Saint, auteur principal de l’Écriture Sainte, attribuer souvent des actions à Dieu, sans mentionner des causes secondes. Ce n’est pas là « une façon de parler » primitive, mais une manière profonde de rappeler la primauté de Dieu et sa Seigneurie absolue sur l’histoire et le monde 1 et d’éduquer ainsi à la confiance§2568 en Lui. La prière des Psaumes est la grande école de cette confiance 2.
Dès le commencement de l’histoire chrétienne, l’affirmation de la seigneurie de Jésus sur le monde§668§672 et sur l’histoire 1 signifie aussi la reconnaissance que l’homme ne doit soumettre sa liberté personnelle, de façon absolue, à aucun pouvoir terrestre, mais seulement à Dieu le Père§2242 et au Seigneur Jésus-Christ : César n’est pas « le Seigneur » 2. « L’Église croit [...] que la clé, le centre et la fin de toute histoire humaine se trouve en son Seigneur et Maître » a.