Catéchisme

3 paragraphes sélectionnés

2728, 2742, 2743

Enfin, notre combat doit faire face à ce que nous ressentons comme nos échecs dans la prière : découragement devant nos sécheresses, tristesse de ne pas tout donner au Seigneur, car nous avons « de grands biens » 1, déception de ne pas être exaucés selon notre volonté propre, blessure de notre orgueil qui se durcit sur notre indignité de pécheur, allergie à la gratuité de la prière, etc. La conclusion est toujours la même : à quoi bon prier ? Pour vaincre ces obstacles, il faut combattre pour l’humilié, la confiance et la persévérance.
« Priez sans cesse » 1, « en tout temps et à tout propos, rendez grâces à Dieu le Père au Nom de notre Seigneur§2098 Jésus-Christ » 2, « vivez dans la prière et les supplications ; priez en tout temps dans l’Esprit, apportez-y une vigilance inlassable et intercédez pour tous les saints » 3. « Il ne nous a pas été prescrit de travailler, de veiller et de jeûner constamment, tandis que c’est pour nous une loi de prier sans cesse » a. Cette ardeur inlassable ne peut venir que de l’amour. Contre notre pesanteur et notre paresse le combat de la prière est celui de l’amour humble, confiant§162 et persévérant. Cet amour ouvre nos cœurs sur trois évidences de foi, lumineuses et vivifiantes :
Prier est toujours possible : Le temps du chrétien est celui du Christ ressuscité qui est « avec nous, tous les jours » 1, quelles que soient les tempêtes 2. Notre temps est dans la main de Dieu :
Il est possible, même au marché ou dans une promenade solitaire, de faire une fréquente et fervente prière. Assis dans votre boutique, soit en train d’acheter ou de vendre, ou même de faire la cuisine a.