« Rien n’est donc plus propre à affermir notre Foi et notre Espérance que la conviction profondément gravée dans nos âmes§1814§1817 que rien n’est impossible à Dieu. Car tout ce que [le Credo] nous proposera ensuite à croire, les choses les plus grandes, les plus incompréhensibles, aussi bien que les plus élevées au-dessus des lois ordinaires de la nature, dès que notre raison aura seulement l’idée de la Toute-Puissance divine, elle les admettra facilement§2110 et sans hésitation aucune » a.
4 paragraphes sélectionnés
274, 1717, 1820, 2657
Les béatitudes dépeignent le visage de Jésus-Christ et en décrivent la charité ; elles expriment la vocation des fidèles§459 associés à la gloire de sa Passion et de sa Résurrection ; elles éclairent les actions et les attitudes caractéristiques de la vie chrétienne ; elles sont les promesses paradoxales§1820 qui soutiennent l’espérance dans les tribulations ; elles annoncent les bénédictions et les récompenses déjà obscurément acquises aux disciples ; elles sont inaugurées dans la vie de la Vierge Marie et de tous les saints.
L’espérance chrétienne se déploie dès le début de la prédication de Jésus dans l’annonce des béatitudes. Les§1716 béatitudes élèvent notre espérance vers le Ciel comme vers la nouvelle Terre promise ; elles en tracent le chemin à travers les épreuves qui attendent les disciples de Jésus. Mais par les mérites de Jésus-Christ et de sa passion, Dieu nous garde dans « l’espérance qui ne déçoit pas » 1. L’espérance est « l’ancre de l’âme », sûre et ferme, « qui pénètre [...] là où est entré pour nous, en précurseur, Jésus » 2. Elle est aussi une arme qui nous protège dans le combat du salut : « Revêtons la cuirasse de la foi et de la charité, avec le casque de l’espérance du salut » 3. Elle nous procure la joie dans l’épreuve même : « avec la joie de l’espérance, constants dans la tribulation » 4. Elle s’exprime et se nourrit dans la prière, tout particulièrement dans celle du Pater, résumé§2772 de tout ce que l’espérance nous fait désirer.
L’Esprit Saint qui nous apprend à célébrer la Liturgie dans l’attente du retour du Christ, nous éduque à prier dans l’espérance. Inversement, la prière de l’Église et la prière personnelle nourrissent en nous l’espérance. Les psaumes tout particulièrement, avec leur langage concret et varié, nous apprennent à fixer notre espérance en Dieu : « J’espérais le Seigneur d’un grand espoir, il s’est penché vers moi, il écouta mon cri » 1. « Que le Dieu de l’espérance vous donne en plénitude dans votre acte de foi la joie et la paix afin que l’espérance surabonde en nous par la puissance de l’Esprit Saint » 2.
