La création est le fondement de « tous les desseins salvifiques de Dieu », « le commencement de l’histoire du salut§288 » a qui culmine dans le Christ§1043. Inversement, le mystère du Christ est la lumière décisive sur le mystère de la création ; il révèle la fin en vue de laquelle, « au commencement, Dieu créa le ciel et la terre » 1 : dès le commencement, Dieu avait en vue la gloire de la nouvelle création dans le Christ 2.
Christ, lumière
7 paragraphes sélectionnés
280, 529, 748, 1202, 2466, 2665, 2715
La présentation de Jésus au Temple§583 1 Le montre comme le Premier-Né appartenant au Seigneur 2. Avec Siméon et Anne c’est toute l’attente d’Israël qui vient à la rencontre de son Sauveur (la tradition byzantine appelle ainsi cet événement). Jésus est reconnu comme le Messie§439 tant attendu, « lumière des nations » et « gloire d’Israël », mais aussi « signe de contradiction ». Le glaive de douleur prédit à Marie annonce cette autre oblation, parfaite et unique§614, de la Croix qui donnera le salut que Dieu a « préparé à la face de tous les peuples ».
« Le Christ est la lumière des peuples : réuni dans l’Esprit Saint, le saint Concile souhaite donc ardemment, en annonçant à toutes créatures la bonne nouvelle de l’Évangile, répandre sur tous les hommes la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l’Église » a. C’est sur ces paroles que s’ouvre la « Constitution dogmatique sur l’Église » du deuxième Concile du Vatican. Par là, le Concile montre que l’article de foi sur l’Église dépend entièrement des articles concernant le Christ Jésus. L’Église n’a pas d’autre lumière que celle du Christ ; elle est, selon une image chère aux Pères de l’Église, comparable à la lune dont toute la lumière est reflet du soleil.
Les diverses traditions liturgiques sont nées en raison même de la mission de l’Église. Les Églises d’une même aire§814 géographique et culturelle en sont venues à célébrer le Mystère du Christ à travers des expressions particulières, culturellement typées : dans la tradition du « dépôt de la foi§1674 » 1, dans le symbolisme liturgique, dans l’organisation de la communion fraternelle, dans l’intelligence théologique des mystères et dans des types de sainteté. Ainsi, le Christ, Lumière et Salut de tous les peuples, est manifesté par la vie liturgique d’une Église, au peuple et à la culture auxquels elle est envoyée et dans lesquels elle est enracinée. L’Église est catholique : elle peut intégrer dans son§835 unité, en les purifiant, toutes les vraies richesse des cultures§1937 ab.
En Jésus-Christ, la vérité de Dieu s’est manifestée tout entière. « Plein de grâce et de vérité » 1, il est la « lumière du monde » 2, il est la Vérité 3. « Quiconque croit en lui, ne demeure pas dans les ténèbres » 4. Le disciple de Jésus, « demeure dans sa parole » afin de connaître « la vérité qui rend libre » 5 et qui sanctifie 6. Suivre Jésus, c’est vivre de « l’Esprit de vérité » 7 que le Père envoie en son nom 8 et qui conduit « à la vérité tout entière » 9. À ses disciples Jésus enseigne l’amour inconditionnel§2153 de la vérité : « Que votre langage soit : ‘Oui ? oui’, ‘Non ? non’ » 10.
La prière de l’Église, nourrie par la Parole de Dieu et la célébration de la Liturgie, nous apprend à prier le Seigneur Jésus§451. Même si elle est surtout adressée au Père, elle comporte, dans toutes les traditions liturgiques, des formes de prière adressées au Christ. Certains psaumes, selon leur actualisation dans la Prière de l’Église, et le Nouveau Testament mettent sur nos lèvres et gravent dans nos cœurs les invocations de cette prière au Christ : Fils de Dieu, Verbe de Dieu, Seigneur, Sauveur, Agneau de Dieu, Roi, Fils bien-aimé, Fils de la Vierge, bon Berger, notre Vie, notre Lumière, notre Espérance, notre Résurrection, Ami des hommes...
La contemplation est regard de foi, fixé sur Jésus. « Je L’avise et Il m’avise », disait, au temps de son saint curé, le paysan d’Ars en prière devant le Tabernacle a. Cette attention à Lui est renoncement au « moi ». Son regard purifie le cœur. La lumière du regard de Jésus illumine les yeux de notre§521 cœur ; elle nous apprend à tout voir dans la lumière de sa vérité et de sa compassion pour tous les hommes. La contemplation porte aussi son regard sur les mystères de la vie du Christ§1380. Elle apprend ainsi « la connaissance intérieure du Seigneur » pour L’aimer et Le suivre davantage b.
