Catéchisme

4 paragraphes sélectionnés

299, 341, 353, 1333

Puisque Dieu crée avec sagesse, la création est ordonnée : « Tu as tout disposé avec mesure, nombre et poids » 1. Créée dans§339 et par le Verbe éternel, « image du Dieu invisible » 2, elle est destinée, adressée à l’homme, image de Dieu 3, appelé à une relation personnelle avec Dieu. Notre intelligence, participant à la lumière de l’Intellect divin, peut entendre ce que Dieu nous dit par sa création 4, certes§41§1147 non sans grand effort et dans un esprit d’humilité et de respect devant le Créateur et son œuvre 5. Issue de la bonté divine, la création participe à cette bonté 6. Car la création est voulue par Dieu comme un don adressé à l’homme, comme un héritage qui§358 lui est destiné et confié. L’Église a dû, à maintes reprises, défendre la bonté de la création, y compris§2415 du monde matériel a7.
La beauté de l’univers : L’ordre et l’harmonie du monde créé résultent de la diversité des êtres et des relations qui existent entre eux. L’homme les découvre progressivement comme lois de la nature. Ils font§283 l’admiration des savants. La beauté de la création reflète l’infinie beauté du Créateur§2500. Elle doit inspirer le respect et la soumission de l’intelligence de l’homme et de sa volonté.
Dieu a voulu la diversité de ses créatures et leur bonté propre, leur interdépendance et leur ordre. Il a destiné toutes les créatures matérielles au bien du genre humain. L’homme, et toute la création à travers lui, est destiné à la gloire de Dieu.
Au cœur de la célébration de l’Eucharistie il y a le pain et le vin qui, par les paroles du Christ et par l’invocation de l’Esprit Saint§1350, deviennent le Corps et le Sang du Christ. Fidèle à l’ordre du Seigneur l’Église continue de faire, en mémoire de Lui, jusqu’à son retour glorieux, ce qu’il a fait la veille de sa passion : « Il prit du pain... », « Il prit la coupe remplie de vin... ». En devenant mystérieusement le Corps et le Sang du Christ, les signes du pain et du vin continuent à signifier aussi la bonté de la création. Ainsi, dans§1147 l’Offertoire, nous rendons grâce au Créateur pour le pain et le vin 1, fruit « du travail§1148 de l’homme », mais d’abord « fruit de la terre » et « de la vigne », dons du Créateur. L’Église voit dans le geste de Melchisédech, roi et prêtre, qui « apporta du pain et du vin » 2 une préfiguration de sa propre offrande a.