Catéchisme

4 paragraphes sélectionnés

311, 385, 396, 1998

Les anges et les hommes, créatures intelligentes et libres, doivent cheminer vers leur destinée ultime par choix§396 libre et amour de préférence. Ils peuvent donc se dévoyer. En fait, ils ont péché. C’est§1849 ainsi que le mal moral est entré dans le monde, sans commune mesure plus grave que le mal physique. Dieu n’est en aucune façon, ni directement ni indirectement, la cause du mal moral ab. Il le permet cependant, respectant la liberté de sa créature, et, mystérieusement, il sait en tirer le bien :
Car le Dieu Tout-puissant [...], puisqu’il est souverainement bon, ne laisserait jamais un mal quelconque exister dans ses œuvres s’il n’était assez puissant et bon pour faire sortir le bien du mal lui-même c.
Dieu est infiniment bon et toutes ses œuvres sont bonnes. Cependant, personne n’échappe à l’expérience de la souffrance, des maux dans la nature – qui apparaissent comme liés aux limites propres des créatures –, et surtout à la question du mal moral. D’où vient le mal ? « Je cherchais§309 d’où vient le mal et je ne trouvais pas de solution » dit saint Augustin a, et sa propre quête douloureuse ne trouvera d’issue que dans sa conversion au Dieu vivant. Car « le mystère de l’iniquité » 1 ne s’éclaire qu’à la lumière du mystère de la piété 2. La révélation de l’amour divin dans le Christ a manifesté§457 à la fois l’étendue du mal et la surabondance de la grâce 3. Nous devons donc considérer la question de l’origine du mal en fixant le regard de notre§1848§539 foi sur Celui qui, seul, en est le Vainqueur 4.
Dieu a créé l’homme à son image et l’a constitué dans son amitié. Créature spirituelle, l’homme ne peut vivre cette§1730§311 amitié que sur le mode de la libre soumission à Dieu. C’est ce qu’exprime la défense faite à l’homme de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, « car du jour où tu en mangeras, tu mourras » 1. « L’arbre de la connaissance du bien et du mal » 2 évoque symboliquement la limite infranchissable que l’homme, en tant que créature, doit librement reconnaître et respecter avec confiance. L’homme dépend du Créateur, il est soumis aux lois de la création§301 et aux normes morales qui règlent l’usage de la liberté.
Cette vocation à la vie éternelle est surnaturelle. Elle dépend entièrement de l’initiative gratuite de Dieu, car Lui seul§1719 peut se révéler et se donner Lui-même. Elle surpasse les capacités de l’intelligence et les forces de la volonté humaine, comme de toute créature 1.