Catéchisme

Pouvoir de Dieu de faire sortir le bien du mal

3 paragraphes sélectionnés

312, 313, 412

Ainsi, avec le temps, on peut découvrir que Dieu, dans sa providence toute-puissante, peut tirer un bien des conséquences d’un mal, même moral, causé par ses créatures : « Ce n’est pas vous, dit Joseph à ses frères, qui m’avez envoyé ici, c’est Dieu ; [...] le mal que vous aviez dessein de me faire, le dessein de Dieu l’a tourné en bien afin de [...] sauver la vie d’un peuple nombreux » 1. Du mal moral le plus grand qui ait jamais§598-600 été commis, le rejet et le meurtre du Fils de Dieu, causé par les péchés de tous les hommes, Dieu, par la surabondance de sa grâce 2, a tiré le plus grand des§1994 biens : la glorification du Christ et notre Rédemption. Le mal n’en devient pas pour autant un bien.
« Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu§227 » 1. Le témoignage des saints ne cesse de confirmer cette vérité :
Ainsi, sainte Catherine de Sienne dit à « ceux qui se scandalisent et se révoltent de ce qui leur arrive » : « Tout procède de l’amour, tout est ordonné au salut de l’homme, Dieu ne fait rien que dans ce but » a.
Et saint Thomas More, peu avant son martyre, console sa fille : « Rien ne peut arriver que Dieu ne l’ait voulu. Or, tout ce qu’il veut, si mauvais que cela puisse nous paraître, est cependant ce qu’il y a de meilleur pour nous » b.
Et Lady Julian of Norwich : « J’appris donc, par la grâce de Dieu, qu’il fallait m’en tenir fermement à la foi, et croire avec non moins de fermeté que toutes choses seront bonnes... Et tu verras que toutes choses seront bonnes ». « Thou shalt see thyself that all MANNER of thing shall be well » c.
Mais pourquoi Dieu n’a-t-il pas empêché le premier homme de pécher ? Saint Léon le Grand répond : « La grâce ineffable du Christ§310§395 nous a donné des biens meilleurs que ceux que l’envie du démon nous avait ôtés » a. Et saint Thomas d’Aquin : « Rien ne s’oppose à ce que la nature humaine ait été destinée à une fin plus haute après le péché. Dieu permet§272, en effet, que les maux se fassent pour en tirer un plus grand bien. D’où le mot de saint Paul : ‘Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé’ 1. Et le chant de l’‘Exultet’ : ‘O heureuse faute§1994 qui a mérité un tel et un si grand Rédempteur’ » b.