Catéchisme

5 paragraphes sélectionnés

331, 538, 954, 1038, 1161

Le Christ est le centre du monde angélique. Ce sont ses anges à Lui : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous ses anges ... » 1. Ils sont à Lui parce que créés par et pour lui : « Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses, dans les cieux§291 et sur la terre, les visibles et les invisibles : trônes, seigneuries, principautés, puissances ; tout a été créé par lui et pour lui » 2. Ils sont à Lui plus encore parce qu’Il les a faits messagers de son dessein de salut : « Est-ce que tous ne sont pas des esprits chargés d’un ministère, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter le salut ? » 3.
Les Évangiles parlent d’un temps de solitude de Jésus au désert immédiatement après son baptême par Jean : « Poussé par l’Esprit » au désert, Jésus y demeure quarante jours sans manger ; il vit avec les bêtes sauvages et les anges le servent 1. À la fin de ce temps, Satan le tente par§394 trois fois cherchant à mettre en cause son attitude filiale envers Dieu§518. Jésus repousse ces attaques qui récapitulent les tentations d’Adam au Paradis et d’Israël au désert, et le diable s’éloigne de lui « pour revenir au temps marqué » 2.
Les trois états de l’Église. « En attendant que le Seigneur soit venu dans sa majesté accompagné de tous les anges§771 et que la mort détruite, tout lui soit soumis, les uns parmi ses disciples continuent sur terre leur pèlerinage ; d’autres, ayant achevé leur vie, se purifient encore§1031§1023 ; d’autres enfin sont dans la gloire contemplant ‘dans la pleine lumière, tel qu’il est, le Dieu un en trois Personnes’ » a :
Tous cependant, à des degrés divers et sous des formes diverses, nous communions dans la même charité envers Dieu et envers le prochain, chantant à notre Dieu le même hymne de gloire. En effet, tous ceux qui sont du Christ et possèdent son Esprit, constituent une seule Église et se tiennent mutuellement comme un tout dans le Christ b.
La résurrection de tous les morts, « des justes et des pécheurs » 1, précédera le Jugement dernier. Ce sera « l’heure où ceux§1001§998 qui gisent dans la tombe en sortiront à l’appel de la voix du Fils de l’Homme ; ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, ceux qui auront fait le mal pour la damnation » 2. Alors le Christ « viendra dans sa gloire, escorté de tous les anges [...]. Devant lui seront rassemblés toutes les nations, et il séparera les gens les uns des autres, tout comme le berger sépare les brebis des boucs. Il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche [...]. Et ils s’en iront, ceux-ci à une peine éternelle, et les justes à la vie éternelle » 3.
Tous les signes de la célébration liturgique sont relatifs au Christ : les images sacrées de la sainte Mère de Dieu et des saints le sont aussi. Elles signifient en effet le Christ qui est glorifié en eux. Elles manifestent « la nuée de témoins » 1 qui continuent à participer au salut du monde et auxquels nous sommes unis, surtout dans la célébration sacramentelle. À travers leurs icônes, c’est l’homme « à l’image de Dieu », enfin transfiguré « à sa ressemblance » 2, qui se révèle à notre foi, et même les anges, eux aussi récapitulés dans le Christ :
Suivant la doctrine divinement inspirée de nos saints Pères et la tradition de l’Église catholique, dont nous savons qu’elle est la tradition de l’Esprit Saint qui habite en elle, nous définissions en toute certitude et justesse que les vénérables et saintes images, tout comme les représentations de la Croix précieuse et vivifiante, qu’elles soient peintes, en mosaïque ou de quelque autre matière appropriée, doivent être placées dans les saintes églises de Dieu, sur les ustensiles et vêtements sacrés, sur les murs et les tableaux, dans les maisons et dans les chemins, aussi bien l’image de notre Seigneur, Dieu et Sauveur, Jésus-Christ, que celle de notre Dame, la toute pure et sainte Mère de Dieu, des saints anges, de tous les saints et des justes 3.