Catéchisme

5 paragraphes sélectionnés

354, 2415, 2416, 2417, 2418

Respecter les lois inscrites dans la création et les rapports qui dérivent de la nature des choses, est un principe de sagesse et un fondement de la morale.
Le septième commandement demande le respect de l’intégrité de la création. Les animaux, comme les plantes§226§358 et les êtres inanimés, sont naturellement destinés au bien commun de l’humanité passée, présente et future 1. L’usage des ressources minérales, végétales et animales de l’univers, ne peut être détaché du respect des exigences morales. La domination accordée§373 par le Créateur à l’homme sur les êtres inanimés et les autres vivants n’est pas absolue ; elle est mesurée par le souci de la qualité de la vie du prochain, y compris des générations à venir ; elle exige un respect religieux de l’intégrité§378 de la création a.
Les animaux sont des créatures de Dieu. Celui-ci les entoure de sa sollicitude providentielle 1. Par leur simple existence, ils le bénissent et lui rendent gloire 2. Aussi les hommes leur doivent-ils bienveillance. On se rappellera avec quelle délicatesse les saints, comme saint François§344 d’Assise ou saint Philippe Neri, traitaient les animaux.
Dieu a confiés les animaux à la gérance de celui qu’Il a créé à son image 1. Il est donc légitime de se servir des animaux pour la nourriture et la confection des vêtements. On peut les domestiquer pour qu’ils assistent l’homme dans ses travaux et dans ses loisirs. Les expérimentations§2234 médicales et scientifiques sur les animaux sont des pratiques moralement acceptables, pourvu qu’elles restent dans des limites raisonnables et contribuent a soigner ou sauver des vies humaines.
Il est contraire à la dignité humaine de faire souffrir inutilement les animaux et de gaspiller leurs vies. Il est également indigne de dépenser pour eux des sommes qui devraient en priorité soulager la misère§2446 des hommes. On peut aimer les animaux ; on ne saurait détourner vers eux l’affection due aux seules personnes.