Dieu n’est aucunement à l’image de l’homme. Il n’est ni homme ni femme. Dieu est pur esprit en lequel il n’y a pas place pour§42§239 la différence des sexes. Mais les « perfections » de l’homme et de la femme reflètent quelque chose de l’infinie perfection de Dieu : celles d’une mère 1 et celles d’un père et époux 2.
Image de Dieu
10 paragraphes sélectionnés
370, 399, 844, 1549, 1702, 1705, 2129, 2130, 2131, 2132
Mais dans leur comportement religieux, les hommes montrent aussi des limites et des erreurs qui défigurent§29 en eux l’image de Dieu :
Bien souvent, trompés par le malin, ils se sont égarés dans leurs raisonnements, ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge, en servant la créature de préférence au Créateur ou bien vivant et mourant sans Dieu en ce monde, ils sont exposés à l’extrême désespoir a.
Par le ministère ordonné, spécialement des évêques et des prêtres, la présence du Christ comme chef de l’Église, est rendue visible au milieu de la communauté des croyants a. Selon la belle expression de saint Ignace d’Antioche, l’évêque est typos tou Patros§1142, il est comme l’image vivante de Dieu le Père bc.
L’injonction divine comportait l’interdiction de toute représentation de Dieu par la main de l’homme. Le Deutéronome explique : « Puisque vous n’avez vu aucune forme, le jour où le Seigneur, à l’Horeb, vous a parlé du milieu du feu, n’allez pas vous pervertir et vous faire une image sculptée représentant quoi que ce soit. » 1. C’est le Dieu absolument Transcendant qui s’est révélé à Israël. « Il est toutes choses », mais en même§300 temps, « Il est au-dessus de toutes ses œuvres » 2. Il est « la source§2500 même de toute beauté créée » 3.
C’est en se fondant sur le mystère du Verbe incarné que le septième Concile œcuménique, à Nicée (en 787), a justifié, contre les§476 iconoclastes, le culte des icônes : celles du Christ, mais aussi celles de la Mère de Dieu, des anges et de tous les saints. En s’incarnant, le Fils de Dieu a inauguré une nouvelle « économie » des images.
Le culte chrétien des images n’est pas contraire au premier commandement qui proscrit les idoles. En effet, « l’honneur rendu à une image remonte au modèle original » a, et « quiconque vénère une image, vénère en elle la personne qui y est dépeinte » bcde. L’honneur rendu aux saintes images est une « vénération respectueuse », non une adoration qui ne convient qu’à Dieu seul :
Le culte de la religion ne s’adresse pas aux images en elles-mêmes comme des réalités, mais les regarde sous leur aspect propre d’images qui nous conduisent à Dieu incarné. Or le mouvement qui s’adresse à l’image en tant que telle ne s’arrête pas à elle, mais tend à la réalité dont elle est l’image f.
