L’homme et la femme sont faits « l’un pour l’autre » : non pas que Dieu ne les aurait faits qu’« à moitié » et « incomplets » ; Il les a créés pour une communion de personnes, en laquelle chacun peut être « aide » pour l’autre parce qu’ils sont à la fois égaux en tant que personnes (« os de mes os... ») et complémentaires en tant que masculin et féminin a. Dans le mariage§1652, Dieu§2366 les unit de manière que, en formant « une seule chair » 1, ils puissent transmettre la vie humaine : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre » 2. En transmettant à leur descendants la vie humaine, l’homme et la femme comme époux et parents, coopèrent d’une façon unique à l’œuvre du Créateur b.
9 paragraphes sélectionnés
372, 1604, 1642, 1643, 1652, 1653, 1654, 1662, 1664
Dieu qui a créé l’homme par amour, l’a aussi appelé à l’amour, vocation fondamentale et innée de tout être humain. Car§355 l’homme est créé à l’image et à la ressemblance du Dieu 1 qui est lui-même Amour 2. Dieu l’ayant créé homme et femme, leur amour mutuel devient une image de l’amour absolu et indéfectible dont Dieu aime l’homme. Il est bon, très bon, aux yeux du Créateur 3. Et cet amour que Dieu bénit est destiné à être fécond et à se réaliser dans l’œuvre commune de la garde de la création : « Et Dieu les bénit et il leur dit : ‘Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la’ » 4.
Le Christ est la source de cette grâce. « De même que Dieu prit autrefois l’initiative d’une alliance d’amour et de fidélité avec§1615 son peuple, ainsi, maintenant, le Sauveur des hommes, Epoux de l’Église, vient§796 à la rencontre des époux chrétiens par le sacrement du Mariage » a. Il reste avec eux, il leur donne la force de le suivre en prenant leur croix sur eux, de se relever après leurs chutes, de se pardonner mutuellement, de porter les uns les fardeaux des autres 1, d’être « soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ » 2 et de s’aimer d’un amour surnaturel, délicat et fécond. Dans les joies de leur amour et de leur vie familiale il leur donne, dès ici-bas, un avant-goût du festin des noces de l’Agneau :
Où vais-je puiser la force de décrire de manière satisfaisante le bonheur du mariage que l’Église ménage, que confirme l’offrande, que scelle la bénédiction ; les anges le proclament, le Père céleste le ratifie. [...] Quel couple que celui de deux chrétiens, unis par une seule espérance, un seul désir, une seule discipline, le même service ! Tous deux enfants d’un même Père, serviteurs d’un même Maître ; rien ne les sépare, ni dans l’esprit ni dans la chair ; au contraire, ils sont vraiment deux en une seule chair. Là où la chair est une, un aussi est l’esprit b.
« L’amour conjugal comporte une totalité où entrent toutes les composantes de la personne – appel du corps et de l’instinct, force§2361 du sentiment et de l’affectivité, aspiration de l’esprit et de la volonté – ; il vise une unité profondément personnelle, celle qui, au-delà de l’union en une seule chair, conduit à ne faire qu’un cœur et qu’une âme ; il exige l’indissolubilité et la fidélité dans la donation réciproque définitive ; et il s’ouvre sur la fécondité. Il s’agit bien des caractéristiques normales de tout amour conjugal naturel, mais avec une signification nouvelle qui, non seulement les purifie et les consolide, mais les élève au point d’en faire l’expression de valeurs proprement chrétiennes » a.
« C’est par sa nature même que l’institution du mariage et l’amour conjugal sont ordonnés à la procréation et à l’éducation qui§972, tel un sommet, en constituent le couronnement » a :
Les enfants sont le don le plus excellent du mariage et ils contribuent grandement au bien des parents eux-mêmes. Dieu lui-même qui a dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » 1 et qui « dès l’origine a fait l’être humain homme et femme » 2, a voulu lui donner une participation spéciale dans son œuvre créatrice ; aussi a-t-il béni l’homme et la femme, disant : « Soyez féconds et multipliez-vous » 3. Dès lors, un amour conjugal vrai et bien compris, comme toute la structure de la vie familiale qui en découle, tendent, sans sous-estimer pour autant les autres fins du mariage, à rendre les époux disponibles pour coopérer courageusement à l’amour du Créateur et du Sauveur qui, par eux, veut sans cesse agrandir et enrichir sa propre famille b.
La fécondité de l’amour conjugal s’étend aux fruits de la vie morale, spirituelle et surnaturelle que les parents§2231 transmettent à leurs enfants par l’éducation. Les parents sont les principaux et premiers éducateurs de leurs enfants a. En ce sens, la tâche fondamentale du mariage et de la famille est d’être au service de la vie b.
