Catéchisme

Homme et femme, une seule chair

6 paragraphes sélectionnés

372, 1605, 1616, 1627, 1642, 2364

L’homme et la femme sont faits « l’un pour l’autre » : non pas que Dieu ne les aurait faits qu’« à moitié » et « incomplets » ; Il les a créés pour une communion de personnes, en laquelle chacun peut être « aide » pour l’autre parce qu’ils sont à la fois égaux en tant que personnes (« os de mes os... ») et complémentaires en tant que masculin et féminin a. Dans le mariage§1652, Dieu§2366 les unit de manière que, en formant « une seule chair » 1, ils puissent transmettre la vie humaine : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre » 2. En transmettant à leur descendants la vie humaine, l’homme et la femme comme époux et parents, coopèrent d’une façon unique à l’œuvre du Créateur b.
Que l’homme et la femme soient créés l’un pour l’autre, l’Écriture Sainte l’affirme : « Il n’est pas bon que l’homme§372 soit seul » 1. La femme, « chair de sa chair » 2, son égale, toute proche de lui, lui est donnée par Dieu comme un « secours » 3, représentant ainsi le « Dieu en qui est notre secours » 4. « C’est pour cela que l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux deviennent une seule chair » 5. Que cela signifie une unité indéfectible de leur deux vies, le Seigneur lui§1614-même le montre en rappelant quel a été, « à l’origine », le dessein du Créateur 6 : « Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair » 7.
C’est ce que l’Apôtre Paul fait saisir en disant : « Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église ; il s’est livré pour elle, afin de la sanctifier » 1, en ajoutant aussitôt : « ’Voici donc que l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair’ : ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église » 2.
Le consentement consiste en un « acte humain par lequel les époux se donnent et se reçoivent mutuellement » ab : « Je te prends comme ma femme » – « Je te prends comme mon mari » c. Ce consentement qui lie les époux entre eux, trouve son accomplissement en ce que les deux « deviennent une seule chair » 1.§1735
Le Christ est la source de cette grâce. « De même que Dieu prit autrefois l’initiative d’une alliance d’amour et de fidélité avec§1615 son peuple, ainsi, maintenant, le Sauveur des hommes, Epoux de l’Église, vient§796 à la rencontre des époux chrétiens par le sacrement du Mariage » a. Il reste avec eux, il leur donne la force de le suivre en prenant leur croix sur eux, de se relever après leurs chutes, de se pardonner mutuellement, de porter les uns les fardeaux des autres 1, d’être « soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ » 2 et de s’aimer d’un amour surnaturel, délicat et fécond. Dans les joies de leur amour et de leur vie familiale il leur donne, dès ici-bas, un avant-goût du festin des noces de l’Agneau :
Où vais-je puiser la force de décrire de manière satisfaisante le bonheur du mariage que l’Église ménage, que confirme l’offrande, que scelle la bénédiction ; les anges le proclament, le Père céleste le ratifie. [...] Quel couple que celui de deux chrétiens, unis par une seule espérance, un seul désir, une seule discipline, le même service ! Tous deux enfants d’un même Père, serviteurs d’un même Maître ; rien ne les sépare, ni dans l’esprit ni dans la chair ; au contraire, ils sont vraiment deux en une seule chair. Là où la chair est une, un aussi est l’esprit b.
Le couple conjugal forme « une intime communauté de vie et d’amour fondée et dotée de ses lois propres par§1603 le Créateur. Elle est établie sur l’alliance des conjoints, c’est-à-dire sur leur consentement personnel et irrévocable » a. Tous deux se donnent définitivement et totalement l’un à l’autre. Ils ne sont plus deux, mais forment désormais une seule chair. L’alliance contractée librement par les époux leur impose l’obligation de la maintenir§1615 une et indissoluble b. « Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer » 1.