Catéchisme

Transmission de la vie

4 paragraphes sélectionnés

372, 2363, 2366, 2368

L’homme et la femme sont faits « l’un pour l’autre » : non pas que Dieu ne les aurait faits qu’« à moitié » et « incomplets » ; Il les a créés pour une communion de personnes, en laquelle chacun peut être « aide » pour l’autre parce qu’ils sont à la fois égaux en tant que personnes (« os de mes os... ») et complémentaires en tant que masculin et féminin a. Dans le mariage§1652, Dieu§2366 les unit de manière que, en formant « une seule chair » 1, ils puissent transmettre la vie humaine : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre » 2. En transmettant à leur descendants la vie humaine, l’homme et la femme comme époux et parents, coopèrent d’une façon unique à l’œuvre du Créateur b.
Par l’union des époux se réalise la double fin du mariage : le bien des époux eux-mêmes§1646-1648 et la transmission de la vie. On ne peut séparer ces deux significations ou valeurs du mariage sans altérer la vie spirituelle du couple ni compromettre les biens du mariage et l’avenir de la famille.
L’amour conjugal de l’homme et de la femme est ainsi placé sous la double exigence de la fidélité et de la fécondité.
La fécondité est un don, une fin du mariage, car l’amour conjugal tend naturellement à être fécond. L’enfant ne vient pas de l’extérieur s’ajouter à l’amour mutuel des époux ; il surgit au cœur même de ce don mutuel, dont il est un fruit et un accomplissement. Aussi l’Église, qui « prend parti pour la vie » a, enseigne-t-elle que « tout acte matrimonial doit rester par soi ouvert à la transmission de la vie » b. « Cette doctrine, plusieurs fois exposée par le magistère, est fondée sur le lien indissoluble que Dieu a voulu et que l’homme ne peut rompre de son initiative entre les deux significations de l’acte conjugal : union et procréation » cd.
Un aspect particulier de cette responsabilité concerne la régulation de la procréation. Pour de justes raisons a, les époux peuvent vouloir espacer les naissances de leurs enfants. Il leur revient de vérifier que leur désir ne relève pas de l’égoïsme mais est conforme à la juste générosité d’une paternité responsable. En outre ils régleront leur comportement suivant les critères objectifs de la moralité :
Lorsqu’il s’agit de mettre en accord l’amour conjugal avec la transmission responsable de la vie, la moralité du comportement ne dépend pas de la seule sincérité de l’intention et de la seule appréciation des motifs ; mais elle doit être déterminée selon des critères objectifs, tirés de la nature même de la personne et de ses actes, critères qui respectent, dans un contexte d’amour véritable, la signification totale d’une donation réciproque et d’une procréation à la mesure de l’homme ; chose impossible si la vertu de chasteté conjugale n’est pas pratiquée d’un cœur loyal b.