5 paragraphes sélectionnés
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Par le rayonnement de cette grâce toutes les dimensions de la vie de l’homme étaient confortées. Tant qu’il demeurait dans l’intimité divine, l’homme ne devait ni mourir 1, ni souffrir 2. L’harmonie intérieure de la personne§1008§1502 humaine, l’harmonie entre l’homme et la femme 3, enfin l’harmonie entre le premier couple et toute la création constituait l’état appelé « justice originelle ».
L’harmonie dans laquelle ils étaient, établie grâce à la justice originelle, est détruite ; la maîtrise des facultés spirituelles de l’âme sur le corps est brisée 1 ; l’union de l’homme et de la femme est soumise à des§1607 tensions 2 ; leurs rapports seront marqués par la convoitise et la domination 3. L’harmonie§2514 avec la création est rompue : la création visible est devenue pour l’homme étrangère et hostile 4. À cause de l’homme, la création est soumise « à la servitude de la corruption » 5. Enfin, la conséquence explicitement annoncée pour le cas de la désobéissance 6 se réalisera : l’homme « retournera à la poussière de laquelle il est formé » 7. La mort fait son entrée dans l’histoire§602§1008 de l’humanité 8.
Un discernement pastoral est nécessaire pour soutenir et appuyer la religiosité populaire et, le cas échéant, pour purifier et rectifier le sens religieux qui sous-tend ces dévotions et pour les faire progresser dans la connaissance du Mystère§426 au Christ a. Leur exercice est soumis au soin et au jugement des évêques et aux normes générales de l’Église b.
La religiosité populaire, pour l’essentiel, est un ensemble de valeurs qui, avec sagesse chrétienne, répond aux grandes interrogations de l’existence. Le bon sens populaire catholique est fait de capacité de synthèse pour l’existence. C’est ainsi qu’il fait aller ensemble, de façon créative, le divin et l’humain, le Christ et Marie, l’esprit et le corps, la communion et l’institution, la personne et la communauté, la foi et la patrie, l’intelligence et le sentiment. Cette sagesse est un humanisme chrétien qui affirme radicalement la dignité de tout être comme fils de Dieu, instaure une fraternité fondamentale, apprend à rencontrer la nature comme à comprendre le travail, et donne des raisons de vivre dans la joie et la bonne humeur, même aux milieu des duretés de l’existence. Cette sagesse est aussi pour le peuple un principe de discernement, un instinct évangélique qui lui fait percevoir spontanément quand l’Évangile est le premier servi dans l’Église, ou quand il est vidé de son contenu et asphyxié par d’autres intérêts c.
