L’Église, en interprétant de manière authentique le symbolisme du langage biblique à la lumière du Nouveau Testament et de la Tradition, enseigne que nos premiers parents Adam et Ève ont été constitué dans un état « de sainteté et de justice originelle » a. Cette grâce§1997 de la sainteté originelle était une « participation à la vie divine » b.
À la vie divine
8 paragraphes sélectionnés
375, 505, 541, 654, 759, 1212, 1726, 1997
Jésus, le Nouvel Adam, inaugure par sa conception virginale la nouvelle naissance des enfants d’adoption dans l’Esprit Saint par§1265 la foi. « Comment cela se fera-t-il ? » 1. La participation à la vie divine ne vient pas « du sang, ni du vouloir de chair, ni du vouloir d’homme, mais de Dieu » 2. L’accueil de cette vie est virginal car celle-ci est entièrement donnée par l’Esprit à l’homme. Le sens sponsal de la vocation humaine par rapport à Dieu 3 est accompli parfaitement dans la maternité virginale de Marie.
« Après que Jean eut été livré, Jésus se rendit en Galilée. Il y proclamait en ces termes la Bonne Nouvelle venue de Dieu : ‘Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez§2816-vous et croyez à la Bonne Nouvelle’ » 1. « Pour accomplir la volonté du Père, le Christ inaugura le Royaume des cieux sur la terre§763 » a. Or, la volonté du Père, c’est d’« élever les hommes à la communion de la vie divine » b. Il le fait en rassemblant les hommes autour de son Fils, Jésus-Christ. Ce rassemblement est l’Église, qui est sur terre « le germe et le commencement du Royaume§768 de Dieu§669§865 » c.
Il y a un double aspect dans le mystère Pascal : par sa mort il nous libère du péché, par sa Résurrection il nous ouvre l’accès à une nouvelle vie. Celle-ci est d’abord la justification qui nous remet dans§1987 la grâce de Dieu 1 « afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » 2. Elle consiste en la victoire sur la mort du péché et dans la nouvelle participation à la grâce 3. Elle accomplit l’adoption filiale§1996 car les hommes deviennent frères du Christ, comme Jésus lui-même appelle ses disciples après sa Résurrection : « Allez annoncer à mes frères » 4. Frères non par nature, mais par don de la grâce, parce que cette filiation adoptive procure une participation réelle à la vie du Fils unique, qui s’est pleinement révélée dans sa Résurrection.
« Le Père éternel par la disposition absolument libre et mystérieuse de sa sagesse et de sa bonté a créé§293 l’univers ; il a décidé d’élever les hommes à la communion de sa vie divine », à laquelle il appelle tous les hommes dans son Fils : « Tous ceux qui croient au Christ, le Père a voulu les appeler à former la sainte Église ». Cette « famille de Dieu§1655 » se constitue et se réalise graduellement au long des étapes de l’histoire humaine, selon les dispositions du Père : en effet, l’Église a été « préfigurée dès l’origine du monde ; elle a été merveilleusement préparée dans l’histoire du peuple d’Israël et dans l’Ancienne Alliance ; elle a été instituée enfin en ces temps qui sont les derniers ; elle est manifestée grâce à l’effusion de l’Esprit Saint et, au terme des siècles, elle sera consommée dans la gloire » a.
Par les sacrements de l’initiation chrétienne, le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie, sont posés les fondements de toute vie chrétienne. « La participation à la nature divine, donnée aux hommes par la grâce du Christ, comporte une certaine analogie avec l’origine, la croissance et le soutien de la vie naturelle. Nés à une vie nouvelle par le Baptême, les fidèles sont en effet fortifiés par le sacrement de Confirmation et reçoivent dans l’Eucharistie le pain de la vie éternelle. Ainsi, par ces sacrements de l’initiation chrétienne, ils reçoivent toujours davantage les richesses de la vie divine et s’avancent vers la perfection de la charité » ab.
La grâce est une participation à la vie de Dieu, elle nous introduit dans l’intimité de la vie trinitaire : Par le Baptême le chrétien§375§260 participe à la grâce du Christ, Tête de son Corps. Comme un « fils adoptif », il peut désormais appeler Dieu « Père », en union avec le Fils unique. Il reçoit la vie de l’Esprit qui lui insuffle la charité et qui forme l’Église.
