Catéchisme

Péché originel et concupiscence

3 paragraphes sélectionnés

376, 400, 405

Par le rayonnement de cette grâce toutes les dimensions de la vie de l’homme étaient confortées. Tant qu’il demeurait dans l’intimité divine, l’homme ne devait ni mourir 1, ni souffrir 2. L’harmonie intérieure de la personne§1008§1502 humaine, l’harmonie entre l’homme et la femme 3, enfin l’harmonie entre le premier couple et toute la création constituait l’état appelé « justice originelle ».
L’harmonie dans laquelle ils étaient, établie grâce à la justice originelle, est détruite ; la maîtrise des facultés spirituelles de l’âme sur le corps est brisée 1 ; l’union de l’homme et de la femme est soumise à des§1607 tensions 2 ; leurs rapports seront marqués par la convoitise et la domination 3. L’harmonie§2514 avec la création est rompue : la création visible est devenue pour l’homme étrangère et hostile 4. À cause de l’homme, la création est soumise « à la servitude de la corruption » 5. Enfin, la conséquence explicitement annoncée pour le cas de la désobéissance 6 se réalisera : l’homme « retournera à la poussière de laquelle il est formé » 7. La mort fait son entrée dans l’histoire§602§1008 de l’humanité 8.
Quoique propre à chacun a, le péché originel n’a, en aucun descendant d’Adam, un caractère de faute personnelle. C’est la privation de la sainteté et de la justice originelles, mais la nature humaine n’est pas totalement corrompue : elle est blessée dans ses propres forces naturelles, soumise à l’ignorance, à la souffrance et à l’empire de la mort, et inclinée au péché (cette inclination au mal est appelée « concupiscence »). Le Baptême, en donnant la vie de la grâce§2515 du Christ, efface le péché originel et retourne l’homme vers Dieu, mais les conséquences pour la nature, affaiblie et inclinée au mal, persistent dans l’homme et l’appellent au combat spirituel§1264.