Catéchisme

Complémentarité, union et coopération de l’homme et de la femme

5 paragraphes sélectionnés

378, 1605, 1614, 1616, 2333

Le signe de la familiarité avec Dieu, c’est que Dieu le place dans le jardin 1. Il y vit « pour cultiver le sol et le garder » 2 : le travail§2415§2427 n’est pas une peine 3, mais la collaboration de l’homme et de la femme avec Dieu dans le perfectionnement de la création visible.
Que l’homme et la femme soient créés l’un pour l’autre, l’Écriture Sainte l’affirme : « Il n’est pas bon que l’homme§372 soit seul » 1. La femme, « chair de sa chair » 2, son égale, toute proche de lui, lui est donnée par Dieu comme un « secours » 3, représentant ainsi le « Dieu en qui est notre secours » 4. « C’est pour cela que l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux deviennent une seule chair » 5. Que cela signifie une unité indéfectible de leur deux vies, le Seigneur lui§1614-même le montre en rappelant quel a été, « à l’origine », le dessein du Créateur 6 : « Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair » 7.
Dans sa prédication, Jésus a enseigné sans équivoque le sens originel de l’union de l’homme et de la femme, telle que le Créateur§2336 l’a voulue au commencement : la permission, donnée par Moïse, de répudier§2382 sa femme, était une concession à la dureté du cœur 1 ; l’union matrimoniale de l’homme et de la femme est indissoluble : Dieu lui-même l’a conclue : « Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni » 2.
C’est ce que l’Apôtre Paul fait saisir en disant : « Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l’Église ; il s’est livré pour elle, afin de la sanctifier » 1, en ajoutant aussitôt : « ’Voici donc que l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair’ : ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église » 2.
Il revient à chacun, homme et femme, de reconnaître et d’accepter son identité sexuelle. La différence et la complémentarité physiques, morales et spirituelles sont orientées vers les biens du mariage§1603 et l’épanouissement de la vie familiale. L’harmonie du couple et de la société dépend en partie de la manière dont sont vécus entre les sexes la complémentarité, le besoin et l’appui mutuels.