Dans ce péché, l’homme§2084 s’est préféré lui-même à Dieu, et par là même, il a méprisé Dieu : il a fait choix de soi-même contre Dieu, contre les exigences de son état de créature et dès lors contre son propre bien. Constitué dans un état de sainteté, l’homme était destiné à être pleinement « divinisé » par Dieu dans la gloire. Par la séduction du diable, il a voulu§2113 « être comme Dieu » 1, mais « sans Dieu, et avant Dieu, et non pas selon Dieu » a.
Faire offense à Dieu
10 paragraphes sélectionnés
398, 1440, 1487, 1850, 1871, 2277, 2281, 2314, 2324, 2464
Le péché est avant tout offense à Dieu, rupture de la communion avec Lui. Il porte en même temps atteinte§1850 à la communion avec l’Église. C’est pourquoi la conversion apporte à la fois le pardon de Dieu et la réconciliation avec l’Église, ce qu’exprime et réalise liturgiquement le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation a.
Le péché est une offense de Dieu : « Contre toi, toi seul, j’ai péché. Ce qui est mal à tes yeux§1440, je l’ai fait » 1. Le péché se dresse contre l’amour de Dieu pour nous et en détourne nos cœurs. Comme le péché premier, il est une désobéissance, une révolte§397 contre Dieu, par la volonté de devenir « comme des dieux », connaissant et déterminant le bien et le mal 2. Le péché est ainsi « amour de soi jusqu’au mépris de Dieu » a. Par cette exaltation orgueilleuse de soi, le péché est diamétralement contraire§615 à l’obéissance de Jésus qui accomplit le salut 3.
Le suicide contredit l’inclination naturelle de l’être humain à conserver et à perpétuer sa vie. Il est gravement contraire au juste amour de soi. Il offense également l’amour du prochain, parce qu’il brise injustement les liens de solidarité avec les sociétés familiale, nationale et humaine§2212 à l’égard desquelles nous demeurons obligés. Le suicide est contraire à l’amour du Dieu vivant.
« Tout acte de guerre qui tend indistinctement à la destruction de villes entières ou de vastes régions avec leurs habitants, est un crime contre Dieu et contre l’homme lui-même, qui doit être condamné fermement et sans hésitation » a. Un risque de la guerre moderne est de fournir l’occasion aux détenteurs des armes scientifiques, notamment atomiques, biologiques ou chimiques, de commettre de tels crimes.
Le huitième commandement interdit de travestir la vérité dans les relations avec autrui. Cette prescription morale découle de la vocation du peuple saint à être témoin de son Dieu qui est et qui veut la vérité. Les offenses à la vérité expriment, par des paroles ou des actes, un refus de s’engager dans la rectitude morale : elles sont des infidélités foncières à Dieu et, en ce sens, sapent les bases de l’Alliance.
