À la suite de saint Paul l’Église a toujours enseigné que l’immense misère qui opprime les hommes et leur inclination au mal et à la mort ne sont pas compréhensibles sans leur lien avec le péché§2606 d’Adam et le fait qu’il nous a transmis un péché dont nous naissons tous affectés et qui est « mort de l’âme » a. En raison de cette certitude de foi, l’Église donne le Baptême§1250 pour la rémission des péchés même aux petits enfants qui n’ont pas commis de péché personnel b.
Baptême et rémission des péchés
7 paragraphes sélectionnés
403, 977, 978, 979, 980, 1226, 1263
Notre Seigneur a lié le pardon des péchés à la foi et au Baptême : « Allez par le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé » 1. Le Baptême est le premier et principal sacrement du pardon des péchés parce qu’il nous unit au Christ mort pour nos péchés, ressuscité pour notre justification 2, afin que « nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » 3.
« Au moment où nous faisons notre première profession de Foi, en recevant le saint Baptême qui nous purifie, le pardon que nous recevons est si plein et si entier, qu’il ne nous reste absolument rien à effacer, soit de la faute originelle, soit des fautes commises par notre volonté propre, ni aucune peine à subir pour les expier [...]. Mais néanmoins la grâce du Baptême ne délivre personne de toutes les infirmités de la nature. Au contraire nous avons encore à combattre les mouvements de la concupiscence qui ne cessent de nous porter§1264 au mal » a.
En ce combat avec l’inclination au mal, qui serait assez vaillant et vigilant pour éviter toute blessure du péché§1446 ? « Si donc il était nécessaire que l’Église eût le pouvoir de remettre les péchés, il fallait aussi que le Baptême ne fût pas pour elle l’unique moyen de se servir de ces clefs du Royaume des cieux qu’elle avait reçues de Jésus-Christ ; il fallait qu’elle fût capable de pardonner leurs fautes à tous les pénitents, quand même ils auraient péché jusqu’au dernier moment de leur vie » a.
C’est par le sacrement de Pénitence§1422-1484 que le baptisé peut être réconcilié avec Dieu et avec l’Église :
Les pères ont eu raison d’appeler la pénitence « un baptême laborieux » a. Ce sacrement de Pénitence est, pour ceux qui sont tombés après le Baptême, nécessaire au salut, comme l’est le Baptême lui-même pour ceux qui ne sont pas encore régénérés b.
Dès le jour de la Pentecôte, l’Église a célébré et administré le saint Baptême. En effet, saint Pierre déclare à la foule bouleversée par sa prédication : « Convertissez-vous, et que chacun de vous se fasse§849 baptiser au nom de Jésus Christ pour obtenir le pardon de ses péchés. Vous recevrez alors le don du Saint-Esprit » 1. Les Apôtres et leurs collaborateurs offrent le Baptême à quiconque croit en Jésus : juifs, craignants-Dieu, païens 2. Toujours le Baptême apparaît comme lié à la foi : « Crois au Seigneur Jésus ; alors tu seras sauvé, toi et toute ta maison », déclare saint Paul à son geôlier de Philippes. Le récit continue : « Le geôlier reçut le Baptême sur-le-champ, lui et tous les siens » 3.
Par le Baptême, tous les péchés sont remis, le péché originel et tous les péchés personnels ainsi que toutes§977 les peines du péché a. En effet, en ceux qui ont été régénérés il ne demeure rien§1425 qui les empêcherait d’entrer dans le Royaume de Dieu, ni le péché d’Adam, ni le péché personnel, ni les suites du péché, dont la plus grave est la séparation de Dieu.
