Catéchisme

4 paragraphes sélectionnés

411, 420, 654, 1505

La tradition chrétienne voit dans ce passage une annonce du « nouvel Adam » 1 qui, par son « obéissance jusqu§359§615’à la mort de la Croix » 2 répare en surabondance la désobéissance d’Adam 3. Par ailleurs, de nombreux Pères et docteurs de l’Église voient dans la femme annoncée dans le « protévangile » la mère du Christ, Marie, comme « nouvelle Ève ». Elle a été celle qui, la première et d’une manière unique, a bénéficié de la victoire sur le péché remportée par le Christ : elle a été préservée§491 de toute souillure du péché originel a et durant toute sa vie terrestre, par une grâce spéciale de Dieu, elle n’a commis aucune sorte de péché b.
La victoire sur le péché remportée par le Christ nous a donné des biens meilleurs que ceux que le péché nous avait ôtés : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » 1.
Il y a un double aspect dans le mystère Pascal : par sa mort il nous libère du péché, par sa Résurrection il nous ouvre l’accès à une nouvelle vie. Celle-ci est d’abord la justification qui nous remet dans§1987 la grâce de Dieu 1 « afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » 2. Elle consiste en la victoire sur la mort du péché et dans la nouvelle participation à la grâce 3. Elle accomplit l’adoption filiale§1996 car les hommes deviennent frères du Christ, comme Jésus lui-même appelle ses disciples après sa Résurrection : « Allez annoncer à mes frères » 4. Frères non par nature, mais par don de la grâce, parce que cette filiation adoptive procure une participation réelle à la vie du Fils unique, qui s’est pleinement révélée dans sa Résurrection.
Ému par tant de souffrances, le Christ non seulement se laisse toucher par les malades, mais il fait siennes leurs misères : « Il a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies » 1. Il n’a pas guéri tous les malades. Ses guérisons étaient des signes de la venue du Royaume de Dieu. Ils annonçaient une guérison plus radicale : la victoire sur le péché§440 et la mort par sa Pâque. Sur la Croix, le Christ a pris sur lui tout le poids du mal 2 et a enlevé le « péché du monde » 3, dont la maladie n’est qu’une conséquence. Par sa passion et sa mort sur la Croix, le Christ a donné un sens nouveau à la souffrance : elle peut désormais nous configurer à lui et nous unir à sa passion§307 rédemptrice.