Catéchisme

Marie, « nouvelle Ève »

5 paragraphes sélectionnés

411, 489, 726, 2618, 2853

La tradition chrétienne voit dans ce passage une annonce du « nouvel Adam » 1 qui, par son « obéissance jusqu§359§615’à la mort de la Croix » 2 répare en surabondance la désobéissance d’Adam 3. Par ailleurs, de nombreux Pères et docteurs de l’Église voient dans la femme annoncée dans le « protévangile » la mère du Christ, Marie, comme « nouvelle Ève ». Elle a été celle qui, la première et d’une manière unique, a bénéficié de la victoire sur le péché remportée par le Christ : elle a été préservée§491 de toute souillure du péché originel a et durant toute sa vie terrestre, par une grâce spéciale de Dieu, elle n’a commis aucune sorte de péché b.
Tout au long de l’Ancienne Alliance, la mission de Marie a été préparée par celle de saintes femmes. Tout au commencement§722, il y a Ève : malgré sa désobéissance, elle reçoit la promesse d’une descendance§410 qui sera victorieuse du Malin 1 et celle d’être la mère de tous les vivants§145 2. En vertu de cette promesse, Sara conçoit un fils malgré son grand âge 3. Contre toute attente humaine, Dieu choisit ce qui était tenu pour impuissant et faible 4 pour montrer sa fidélité à sa promesse : Anne, la mère de Samuel 5, Débora, Ruth, Judith§64 et Esther, et beaucoup d’autres femmes. Marie « occupe la première place parmi ces humbles et ces pauvres du Seigneur qui espèrent et reçoivent le salut de lui avec confiance. Avec elle, la fille de Sion par excellence, après la longue attente de la promesse, s’accomplissent les temps et s’instaure l’économie nouvelle » a.
Au terme de cette mission de l’Esprit, Marie devient la « Femme », nouvelle Ève « mère des vivants§494§2618 », Mère du « Christ total » 1. C’est comme telle qu’elle est présente avec les Douze, « d’un même cœur, assidus à la prière » 2, à l’aube des « derniers temps » que l’Esprit va inaugurer le matin de la Pentecôte avec la manifestation de l’Église.
L’Évangile nous révèle comment Marie prie et intercède dans la foi : à Cana 1 la mère de Jésus prie son fils§2674 pour les besoins d’un repas de noces, signe d’un autre Repas, celui des noces de l’Agneau donnant son Corps et son Sang à la demande de l’Église, son Epouse. Et c’est à l’heure de la nouvelle Alliance, au pied de la Croix 2, que Marie est exaucée§726 comme la Femme, la nouvelle Ève, la véritable « mère des vivants ».
La victoire sur le « prince de ce monde » 1 est acquise, une fois pour toutes, à l’Heure où Jésus se livre librement§677 à la mort pour nous donner sa Vie. C’est le jugement de ce monde et le prince de ce monde est jeté bas 2. « Il se lance à la poursuite de la Femme » 3, mais il n’a pas de prise sur elle : la nouvelle Ève, « pleine de grâce » de l’Esprit Saint§490, est préservée du péché et de la corruption de la mort a. « Alors, furieux de dépit contre la Femme, il s’en va guerroyer contre le reste de ses enfants » 4. C’est pourquoi l’Esprit et l’Église§972 prient : « Viens, Seigneur Jésus » 5 puisque sa Venue nous délivrera du Mauvais.