« Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la loi, afin de racheter les§389 sujets de la loi, afin de nous conférer l’adoption filiale » 1. Voici « la Bonne Nouvelle touchant Jésus-Christ, Fils de Dieu » 2 : Dieu a visité son peuple§2763 3, il a accompli les promesses faites à Abraham et à sa descendance 4 ; il l’a fait au-delà de toute attente : Il a envoyé son « Fils bien-aimé » 5.
7 paragraphes sélectionnés
422, 632, 634, 714, 763, 852, 2763
Les fréquentes affirmations du Nouveau Testament selon lesquelles Jésus « est ressuscité d’entre les morts » 1 présupposent, préalablement à la résurrection, que celui-ci soit demeuré dans le séjour des morts 2. C’est le sens premier que la prédication apostolique a donné à la descente de Jésus aux enfers : Jésus a connu la mort comme tous les hommes et les a rejoints par son âme au séjour des morts. Mais il y est descendu en Sauveur, proclamant la bonne nouvelle aux esprits qui y étaient détenus 3.
« La Bonne Nouvelle a été également annoncée aux morts... » 1. La descente aux enfers est l’accomplissement, jusqu’à la plénitude, de l’annonce évangélique du salut. Elle est la phase ultime de la mission messianique de Jésus, phase condensée dans le temps mais immensément vaste dans sa signification réelle d’extension de l’œuvre rédemptrice à tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux, car tous ceux§605 qui sont sauvés ont été rendus participants de la Rédemption.
C’est pourquoi le Christ inaugure l’annonce de la bonne Nouvelle en faisant sien ce passage d’Isaïe 1 :
L’Esprit du Seigneur est sur moi,
car le Seigneur m’a oint.
Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,
panser les cœurs meurtris ;
annoncer aux captifs l’amnistie
et aux prisonniers la liberté,
annoncer une année de grâce de la part du Seigneur.
car le Seigneur m’a oint.
Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,
panser les cœurs meurtris ;
annoncer aux captifs l’amnistie
et aux prisonniers la liberté,
annoncer une année de grâce de la part du Seigneur.
Il appartient au Fils de réaliser, dans la plénitude des temps, le plan de salut de son Père ; c’est là le motif de sa « mission » ab. « Le Seigneur Jésus posa le commencement de son Église en prêchant l’heureuse nouvelle, l’avènement du Règne de Dieu promis dans les Écritures depuis des siècles » c. Pour accomplir la volonté du Père, le Christ inaugura le Royaume des cieux sur la terre§541. L’Église « est le Règne du Christ déjà mystérieusement présent » d.
Les chemins de la mission. « L’Esprit Saint est le protagoniste de toute la mission ecclésiale » a. C’est lui qui conduit l’Église sur les chemins de la mission. Celle-ci « continue et développe au cours de l’histoire la mission du Christ lui-même, qui fut envoyé pour annoncer aux pauvres la Bonne Nouvelle ; c’est donc par la même route qu’a suivi le Christ lui§2040-même que, sous la poussée de l’Esprit du Christ, l’Église doit marcher, c’est-à-dire par la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service et de l’immolation de soi jusqu’à la mort, dont il est sorti victorieux par sa résurrection » b. C’est ainsi que§2473 « le sang des martyrs est une semence de chrétiens » c.
Toutes les Écritures §2541, les Prophètes et les Psaumes) sont accomplies dans le Christ (voir Lc 24:44). L’Évangile est cette « Bonne§102 nouvelle ». Sa première annonce est résumée par saint Matthieu dans le Sermon sur la montagne 1. Or la prière à Notre Père est au centre de cette annonce. C’est dans ce contexte que s’éclaire chaque demande de la prière léguée par le Seigneur :
L’Oraison dominicale est la plus parfaite des prières. [...] En elle non seulement nous demandons tout ce que nous pouvons désirer avec rectitude, mais encore selon l’ordre où il convient de le désirer. De sorte que cette prière non seulement nous enseigne à demander, mais elle forme aussi toute notre affectivité (saint Thomas d’Aquin, summa theologiæ 2-2, 83, 9).
