Nous croyons et confessons que Jésus de Nazareth, né juif d’une fille d’Israël, à Bethléem, au temps du roi Hérode le Grand et de l’empereur César Auguste ; de son métier charpentier, mort crucifié à Jérusalem, sous le procureur Ponce Pilate, pendant le règne de l’empereur Tibère, est le Fils éternel de Dieu fait homme, qu’il est « sorti de Dieu » 1, « descendu du ciel » 2, « venu dans la chair » 3, car « le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité [...]. Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu et grâce pour grâce » 4.
2 paragraphes sélectionnés
423, 515
Les Évangiles§126 sont écrits par des hommes qui ont été parmi les premiers à avoir la foi 1 et qui veulent la faire partager à d’autres. Ayant connu dans la foi qui est Jésus, ils ont pu voir et faire voir les traces de son mystère dans toute sa vie terrestre. Des langes de sa nativité 2 jusqu§609’au vinaigre de sa passion 3 et au suaire de sa Résurrection 4, tout dans la vie de Jésus est signe de son mystère§774. À travers ses gestes, ses miracles, ses paroles, il a été révélé qu’« en Lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » 5. Son humanité apparaît ainsi comme le « sacrement », c’est-à-dire le signe et l’instrument de sa divinité et du salut qu’il apporte : ce qu’il y avait de visible dans sa vie terrestre conduisit au mystère invisible§477 de sa filiation divine et de sa mission rédemptrice.
