Le nom du Dieu Sauveur était invoqué une seule fois par an par le grand prêtre pour l’expiation des péchés d’Israël, quand il avait aspergé le propitiatoire du Saint des Saints avec le sang du sacrifice§615 1. Le propitiatoire était le lieu de la présence de Dieu 2. Quand saint Paul dit de Jésus que « Dieu l’a destiné à être propitiatoire par son propre sang » 3, il signifie que dans l’humanité de celui-ci, « c’était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde » 4.
Réconciliation de Dieu avec le monde
5 paragraphes sélectionnés
433, 620, 1449, 2795, 2839
La formule d’absolution en usage dans l’Église latine exprime les éléments essentielles de ce sacrement : le Père des miséricordes est§1481 la source de tout pardon. Il réalise la réconciliation des pécheurs par la Pâque§234 de son Fils et le don de son Esprit, à travers la prière et le ministère de l’Église :
« Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde ; par la mort et la résurrection de son Fils, il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l’Esprit Saint pour la rémission des péchés : par le ministère de l’Église, qu’il vous donne le pardon et la paix. Et moi, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, je vous pardonne tous vos péchés ». a
Le symbole des cieux nous renvoie au mystère de l’Alliance que nous vivons lorsque nous prions notre Père. Il est aux cieux, c’est sa Demeure, la Maison du Père est donc notre « patrie§1024 ». C’est de la terre de l’Alliance que le péché nous a exilés 1 et c’est vers le Père, vers le ciel que la conversion du cœur nous fait revenir 2. Or c’est dans le Christ que le ciel et la terre sont réconciliés 3, car le Fils « est descendu du ciel », seul, et il nous y fait remonter avec lui, par sa Croix, sa Résurrection et son Ascension (voir Jn 12:32 ; 14:2-3 ; 16:28 ; 20:17 ; Ep 4:9-10 ; He 1:3 ; 2:13).
Dans une confiance audacieuse, nous avons commencé à prier notre Père. En le suppliant que son Nom soit sanctifié, nous lui avons demandé d’être toujours plus sanctifiés. Mais, bien que§1425 revêtus de la robe baptismale, nous ne cessons de pécher, de nous détourner de Dieu. Maintenant, dans cette nouvelle demande, nous revenons à lui, comme l’enfant§1439 prodigue 1, et nous nous reconnaissons pécheurs, devant lui, comme le publicain 2. Notre demande commence par une « confession » où nous confessons en même temps notre misère et sa Miséricorde. Notre espérance est ferme, puisque, dans son Fils, ‘nous avons la rédemption, la rémission de nos péchés’ 3. Le signe efficace et indubitable de son pardon, nous le trouvons§1422 dans les sacrements de son Église 4.
