Catéchisme

2 paragraphes sélectionnés

436, 695

Christ vient de la traduction grecque du terme hébreu « Messie » qui veut dire « oint ». Il ne devient le nom propre de Jésus§690§695 que parce que celui-ci accomplit parfaitement la mission divine qu’il signifie. En effet en Israël étaient oints au nom de Dieu ceux qui lui étaient consacrés pour une mission venant de lui. C’était le cas des rois 1, des prêtres 2 et, en de rares cas, des prophètes 3. Ce devait être par excellence le cas du Messie que Dieu enverrait pour instaurer définitivement son Royaume 4. Le Messie devait être oint par l’Esprit du Seigneur 5 à la fois comme roi et prêtre 6 mais aussi comme prophète 7. Jésus§711-716 a accompli l’espérance messianique d’Israël dans sa triple§783 fonction de prêtre, de prophète et de roi.
L’onction. Le symbolisme de l’onction d’huile est aussi significatif de l’Esprit Saint, jusqu’à en devenir le synonyme 1. Dans l’initiation chrétienne§1293, elle est le signe sacramentel de la Confirmation, appelée justement dans les Églises d’Orient « Chrismation ». Mais pour en saisir toute la force, il faut revenir à l’Onction première accomplie par l’Esprit Saint : celle de Jésus. Christ [« Messie » à partir de l’hébreu] signifie§436 « Oint » de l’Esprit de Dieu. Il y a eu des « oints » du Seigneur dans l’Ancienne Alliance 2, le roi David éminemment 3. Mais Jésus est l’Oint de Dieu d’une manière unique : l’humanité que le Fils assume est totalement « ointe de l’Esprit Saint ». Jésus est constitué « Christ » par l’Esprit Saint 4. La Vierge Marie conçoit le Christ de l’Esprit Saint qui par l’ange l’annonce comme Christ lors de sa naissance 5 et pousse Siméon à venir au Temple voir le Christ du Seigneur 6 ; c’est lui qui emplit le Christ 7 et dont la puissance sort du Christ dans ses actes§1504 de guérison et de salut 8. C’est lui enfin qui ressuscite Jésus d’entre les morts 9. Alors, constitué pleinement « Christ » dans son Humanité victorieuse de la mort 10, Jésus répand à profusion l’Esprit Saint jusqu’à ce que « les saints » constituent, dans leur union à l’Humanité du Fils de Dieu, « cet Homme parfait [...] qui réalise la plénitude du Christ » 11 : « le Christ total », selon l’expression§794 de saint Augustin ab.