Catéchisme

Nature divine de Jésus

3 paragraphes sélectionnés

449, 465, 503

En attribuant à Jésus le titre divin de Seigneur, les premières confessions de foi de l’Église affirment, dès l’origine 1, que le pouvoir, l’honneur et la gloire dus à Dieu le Père conviennent aussi à Jésus§461 2 parce qu’il est de « condition divine » 3 et que le Père a manifesté cette souveraineté§653 de Jésus en le ressuscitant des morts et en l’exaltant dans sa gloire 4.
Les premières hérésies ont moins nié la divinité du Christ que son humanité vraie (docétisme gnostique). Dès les temps apostolique la foi chrétienne a insisté sur la vraie incarnation du Fils de Dieu, « venu dans la chair » (voir 1 Jn 4:2-3 ; 2 Jn 7). Mais dès le troisième siècle, l’Église a dû affirmer contre Paul de Samosate, dans un Concile réuni à Antioche, que Jésus-Christ est Fils de Dieu par nature et non par adoption. Le premier Concile œcuménique de Nicée§242, en 325, confessa dans son Credo que le Fils de Dieu est « engendré, non pas créé, de la même substance 1 que le Père » et condamna Arius qui affirmait que « le Fils de Dieu est sorti du néant » a et qu’il serait « d’une autre substance que le Père » b.
La virginité de Marie manifeste l’initiative absolue de Dieu dans l’Incarnation. Jésus n’a que Dieu comme Père 1. « La nature humaine§422 qu’il a prise ne l’a jamais éloigné du Père [...] ; naturellement Fils de son Père par sa divinité, naturellement fils de sa mère par son humanité, mais proprement Fils de Dieu dans ses deux natures » a.