Catéchisme

Jésus, victime d'expiation pour les péchés des hommes

5 paragraphes sélectionnés

457, 604, 615, 1476, 1992

Le Verbe s’est fait chair pour nous sauver en nous réconciliant avec Dieu : « C’est Dieu§385 qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés » 1. « Le Père§607 a envoyé son Fils, le sauveur du monde » 2. « Celui-là a paru pour ôter les péchés » 3 :
Malade, notre nature demandait à être guérie ; déchue, à être relevée ; morte, à être ressuscitée. Nous avions perdu la possession du bien, il fallait nous la rendre. Enfermés dans les ténèbres, il fallait nous porter la lumière ; captifs, nous attendions un sauveur ; prisonniers, un secours ; esclaves, un libérateur. Ces raisons-là étaient-elles sans importance ? Ne méritaient-elles pas d’émouvoir Dieu au point de le faire descendre jusqu’à notre nature humaine pour la visiter, puisque l’humanité se trouvait dans un état si misérable et si malheureux ? a.
En livrant son Fils pour nos péchés, Dieu manifeste que son dessein sur nous est un dessein d’amour bienveillant qui§211§2009 précède tout mérite de notre part : « En ceci consiste l’amour : ce n’est pas nous§1825 qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés » 1. « La preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous » 2.
« Comme par la désobéissance d’un seul la multitude a été constituée pécheresse, ainsi par l’obéissance§1850 d’un seul la multitude sera constituée juste » 1. Par son obéissance jusqu’à la mort, Jésus a accompli la substitution du Serviteur souffrant qui « offre sa vie en sacrifice§433 expiatoire », « alors qu’il portait le péché des multitudes » « qu’il justifie en s’accablant lui-même de leurs fautes » 2. Jésus a réparé pour nos fautes et satisfait§411 au Père pour nos péchés a.
Ces biens spirituels de la communion des saints, nous les appelons aussi le trésor de l’Église, « qui n’est pas une somme de biens, ainsi qu’il en est des richesses matérielles accumulées au cours des siècles, mais qui est le prix infini et inépuisable qu’ont auprès de Dieu les expiations et les mérites du Christ Notre Seigneur§617, offerts pour que l’humanité soit libérée du péché et parvienne à la communion avec le Père. C’est dans le Christ, notre Rédempteur, que se trouvent en abondance les satisfactions et les mérites de sa rédemption 1 ».
La justification nous a été méritée par la Passion du Christ qui s’est offert sur la Croix en hostie vivante, sainte et agréable§617 à Dieu et dont le sang est devenu instrument de propitiation pour les péchés de tous les hommes. La justification est accordée par le Baptême, sacrement de la foi§1266. Elle nous conforme à la justice de Dieu qui nous rend intérieurement justes par la puissance de sa miséricorde. Elle a pour but la gloire de Dieu et du Christ§294, et le don de la vie éternelle a :
Maintenant, sans la loi, la justice de Dieu s’est manifestée, attestée par la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ, à l’adresse de tous ceux qui croient, – car il n’y a pas de différence : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu – et ils sont justifiés par la faveur de sa grâce en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus : Dieu l’a exposé, instrument de propitiation par son propre sang moyennant la foi ; il voulait montrer sa justice, du fait qu’il avait passé condamnation sur les péchés commis jadis au temps de la patience de Dieu ; il voulait montrer sa justice au temps présent, afin d’être juste et de justifier celui qui se réclame de la foi en Jésus 1.