L’hérésie nestorienne voyait dans le Christ une personne humaine conjointe à la personne§495 divine du Fils de Dieu. Face à elle saint Cyrille d’Alexandrie et le troisième Concile œcuménique réuni à Éphèse en 431 ont confessé que « le Verbe, en s’unissant dans sa personne une chair animée par une âme rationnelle, est devenu homme » a. L’humanité du Christ n’a d’autre sujet que la personne divine du Fils de Dieu qui l’a assumée et faite sienne dès sa conception. Pour cela le Concile d’Éphèse a proclamé en 431 que Marie est devenue en toute vérité Mère de Dieu par la conception humaine du Fils de Dieu dans son sein : « Mère de Dieu, non parce que le Verbe de Dieu a tiré d’elle sa nature divine, mais parce que c’est d’elle qu’il tient le corps sacré doté d’une âme rationnelle, uni auquel en sa personne le Verbe est dit naître selon la chair » b.
3 paragraphes sélectionnés
466, 495, 509
Appelée dans les Évangiles « la mère de Jésus » 1, Marie est acclamée, sous l’impulsion de l’Esprit, dès avant la naissance de son fils, comme « la mère de mon Seigneur » 2. En effet, Celui qu’elle a conçu comme homme du Saint-Esprit et qui est devenu vraiment son Fils selon la chair, n’est autre que le Fils éternel du Père, la deuxième Personne de la Sainte Trinité. L’Église confesse que Marie est vraiment Mère de Dieu (Theotokos) (voir DS 251).
