Catéchisme

Cœur du Christ, Verbe incarné

4 paragraphes sélectionnés

478, 766, 1419, 1439

Jésus nous a tous et chacun connus et aimés durant sa vie, son agonie et sa passion et il s’est livré pour chacun de nous§487 : « Le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré pour moi » 1. Il nous a tous aimés§368 d’un cœur humain. Pour cette raison, le Cœur sacré de Jésus, transpercé par§2669 nos péchés et pour notre salut 2, « est considéré comme le signe et le symbole éminents... de cet amour que le divin Rédempteur porte sans cesse au père§766 éternel et à tous les hommes sans exception » ab.
Mais l’Église est née principalement du don total du Christ pour notre salut, anticipé dans l’institution de l’Eucharistie et réalisé§813§610 sur la Croix. « Le commencement et la croissance de l’Église sont signifiés par§1340 le sang et l’eau sortant du côté ouvert de Jésus crucifié » a. « Car c’est du côté du Christ endormi sur la Croix qu’est né l’admirable sacrement§617 de l’Église toute entière » b. De même qu’Ève a été formée du côté d’Adam§478 endormi, ainsi l’Église est née du cœur transpercé du Christ mort sur la Croix c.
Le Christ ayant passé de ce monde au Père, nous donne dans l’Eucharistie le gage de la gloire auprès de Lui : la participation au Saint Sacrifice nous identifie avec son Cœur, soutient nos forces au long du pèlerinage de cette vie, nous fait souhaiter la Vie éternelle et nous unit déjà à l’Église du Ciel, à la Sainte Vierge Marie et à tous les Saints.
Le mouvement de la conversion et de la pénitence a été merveilleusement décrit par Jésus dans la parabole dite « du fils prodigue§545 » dont le centre est « le père miséricordieux » 1 : la fascination d’une liberté illusoire, l’abandon de la maison paternelle ; la misère extrême dans laquelle le fils se trouve après avoir dilapidé sa fortune ; l’humiliation profonde de se voir obligé de paître des porcs, et pire encore, celle de désirer se nourrir des caroubes que mangeaient les cochons ; la réflexion sur les biens perdus ; le repentir et la décision de se déclarer coupable devant son père ; le chemin du retour ; l’accueil généreux par le père ; la joie du père : ce sont là des traits propres au processus de conversion. La belle robe, l’anneau et le banquet de fête sont des symboles de cette vie nouvelle, pure, digne, pleine de joie qu’est la vie de l’homme qui revient à Dieu et au sein de sa famille, qui est l’Église. Seul le cœur du Christ qui connaît les profondeurs de l’amour de son Père, a pu nous révéler l’abîme de sa miséricorde d’une manière si pleine de simplicité et de beauté.