Pour être la Mère du Sauveur, Marie « fut pourvue par Dieu de dons à la mesure d’une si grande tâche » a. L’ange Gabriel, au moment de l’Annonciation la salue comme « pleine de grâce§2676§2853§2001 » 1. En effet, pour pouvoir donner l’assentiment libre de sa foi à l’annonce de sa vocation, il fallait qu’elle soit toute portée par la grâce de Dieu.
4 paragraphes sélectionnés
490, 491, 492, 493
Au long des siècles l’Église a pris conscience que Marie, « comblée de grâce » par Dieu 1, avait été rachetée§411 dès sa conception. C’est ce que confesse le dogme de l’Immaculée Conception, proclamé en 1854 par le pape Pie IX :
La bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel a.
Cette « sainteté éclatante absolument unique » dont elle est « enrichie dès le premier instant de sa conception » a lui vient tout entière du Christ : elle est « rachetée de façon éminente en considération des mérites§2011 de son Fils » b. Plus que toute autre personne créée, le Père§1077 l’a « bénie par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ » 1. Il l’a « élue en Lui, dès avant la fondation du monde, pour être sainte et immaculée en sa présence, dans l’amour » 2.
Les Pères de la tradition orientale appellent la Mère de Dieu « la Toute Sainte » (Panaghia), ils la célèbrent comme « indemne de toute tache de péché, ayant été pétrie par l’Esprit Saint, et formée comme une nouvelle créature » (LG 56). Par la grâce de Dieu, Marie est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie.
