Catéchisme

Marie, dans le mystère de la rédemption

2 paragraphes sélectionnés

494, 508

À l’annonce qu’elle enfantera « le Fils du Très Haut » sans connaître d’homme, par la vertu de l’Esprit Saint 1, Marie§2617§148 a répondu par « l’obéissance de la foi » 2, certaine que « rien n’est impossible à Dieu » : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole » 3. Ainsi, donnant à la parole de Dieu son consentement, Marie devint Mère§726 de Jésus et, épousant à plein cœur, sans que nul péché la retienne, la volonté divine de salut, se livra elle-même intégralement à la personne et à l’œuvre§968 de son Fils, pour servir, dans sa dépendance et avec lui, par la grâce de Dieu, au mystère de la Rédemption a :
Comme dit saint Irénée, « par son obéissance elle est devenue, pour elle-même et pour tout le genre humain, cause de salut » b. Aussi, avec lui, bon nombre d’anciens Pères disent : « Le nœud dû à la désobéissance d’Ève, s’est dénoué par l’obéissance de Marie ; ce que la vierge Ève avait noué par son incrédulité, la Vierge Marie l’a dénoué par sa foi » c ; comparant Marie avec Ève, ils appellent Marie « la Mère des vivants » et déclarent souvent : « par Ève la mort, par Marie la vie » d.
Dans la descendance d’Ève, Dieu a choisi la Vierge Marie pour être la Mère de son Fils. « Pleine de grâce », elle est « le fruit le plus excellent de la Rédemption » a : dès le premier instant de sa conception, elle est totalement préservée de la tache du péché originel et elle est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie.