Catéchisme

5 paragraphes sélectionnés

51, 423, 461, 476, 477

« Il a plu à Dieu dans sa sagesse et sa bonté de se révéler en personne et de faire connaître le mystère de sa volonté§2823 grâce auquel les hommes, par le Christ, le Verbe fait chair, accèdent dans l’Esprit Saint auprès du Père et sont rendus participants de la nature divine§1996 » a.
Nous croyons et confessons que Jésus de Nazareth, né juif d’une fille d’Israël, à Bethléem, au temps du roi Hérode le Grand et de l’empereur César Auguste ; de son métier charpentier, mort crucifié à Jérusalem, sous le procureur Ponce Pilate, pendant le règne de l’empereur Tibère, est le Fils éternel de Dieu fait homme, qu’il est « sorti de Dieu » 1, « descendu du ciel » 2, « venu dans la chair » 3, car « le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité [...]. Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu et grâce pour grâce » 4.
Reprenant l’expression de saint Jean 1, l’Église appelle « Incarnation » le fait que le Fils§653§661 de Dieu ait assumé une nature humaine pour accomplir en elle notre salut§449. Dans une hymne attestée par saint Paul, l’Église chante le mystère de l’Incarnation :
« Ayez entre vous les mêmes sentiments qui furent dans le Christ Jésus : Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’anéantit lui-même prenant condition d’esclave et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et la mort sur la Croix ! » 2.
Puisque§2129-2132 le Verbe s’est fait chair en assumant une vraie humanité, le corps du Christ§1159-1162 était délimité a. À cause de cela, le visage humain de Jésus peut être « dépeint » 1. Au sixième Concile œcuménique b l’Église a reconnu comme légitime qu’il soit représenté sur des images saintes.
En même temps l’Église a toujours reconnu que, dans le corps de Jésus, « Dieu qui est par nature invisible est devenu visible à nos yeux » a. En effet, les particularités individuelles du corps du Christ expriment la personne divine du Fils de Dieu. Celui-ci a fait siens les traits de son corps humain au point que, dépeints sur une image sainte, ils peuvent être vénérés car le croyant qui vénère son image, « vénère en elle la personne qui y est dépeinte » b.