Saint Jean le Baptiste est le précurseur 1 immédiat du Seigneur, envoyé pour Lui préparer le chemin 2. « Prophète du Très§712§720-Haut » 3, il dépasse tous les prophètes 4, il en est le dernier 5, il inaugure l’Évangile 6 ; il salue la venue du Christ dès le sein de sa mère 7 et il trouve sa joie à être « l’ami de l’époux » 8 qu’il désigne comme « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » 9. Précédant Jésus « avec l’esprit et la puissance d’Elie » 10, il lui rend témoignage par sa prédication, son baptême de conversion et finalement son martyre 11.
7 paragraphes sélectionnés
523, 536, 602, 608, 613, 719, 1364
Le Baptême de Jésus, c’est, de sa part, l’acceptation et l’inauguration de sa mission de Serviteur souffrant. Il se laisse compter parmi§606 les pécheurs 1 ; il est déjà « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » 2 ; déjà, il anticipe le « baptême » de sa mort sanglante 3. Il vient déjà « accomplir§1224 toute justice » 4, c’est-à-dire qu’il se soumet tout entier à la volonté de son Père : il accepte par amour le baptême de mort pour la rémission de nos péchés 5. À cette acceptation répond la voix du Père qui met toute sa complaisance en son Fils 6. L’Esprit que Jésus possède en plénitude§444§727 dès sa conception, vient « reposer » sur lui 7. Il en sera la source pour§739 toute l’humanité. À son Baptême, « les cieux s’ouvrirent » 8 que le péché d’Adam avait fermés ; et les eaux sont sanctifiées par la descente de Jésus et de l’Esprit, prélude de la création nouvelle.
Saint Pierre peut en conséquence formuler ainsi la foi apostolique dans le dessein divin de salut : « Vous avez été affranchis de la vaine conduite héritée de vos pères par un sang précieux, comme d’un agneau sans reproche et sans tache, le Christ, discerné avant la fondation du monde et manifesté dans les derniers temps à cause de vous » 1. Les péchés des hommes, consécutifs au péché originel, sont sanctionnés par la mort 2. En envoyant§400 son propre Fils dans la condition d’esclave 3, celle d’une humanité déchue et vouée à la mort à cause du péché 4, « Dieu l’a fait péché pour nous§519, lui qui n’avait pas connu le péché, afin qu’en lui nous devenions justice pour Dieu » 5.
Après avoir accepté de Lui donner le Baptême à la suite des pécheurs 1, Jean-Baptiste a vu et montré en Jésus l’Agneau de Dieu§523, qui enlève les péchés du monde 2. Il manifeste ainsi que Jésus est à la fois le Serviteur souffrant qui, silencieux, se laisse mener à l’abattoir 3 et porte le péché des multitudes 4, et l’agneau Pascal symbole de la rédemption d’Israël lors de la première Pâque 5. Toute la vie du Christ§517 exprime sa mission : servir et donner sa vie en rançon pour la multitude 6.
La mort du Christ est à la fois le sacrifice Pascal qui accomplit la rédemption définitive des hommes 1 par l’Agneau§1366 qui porte le péché du monde 2 et le sacrifice de la Nouvelle Alliance 3 qui remet§2009 l’homme en communion avec Dieu 4 en le réconciliant avec Lui par le sang répandu pour la multitude en rémission des péchés 5.
Jean§2684 est « plus qu’un prophète » 1. En lui l’Esprit Saint accomplit de « parler par les prophètes ». Jean achève le cycle des prophètes inauguré par Élie 2. Il annonce l’imminence de la Consolation d’Israël, il est la « voix » du consolateur qui vient§536 3. Comme le fera l’Esprit de Vérité, « il vient comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière » 4. Au regard de Jean, l’Esprit accomplit ainsi les « recherches des prophètes » et la « convoitise » des anges 5 : « Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit [...]. Oui, j’ai vu et j’atteste que c’est Lui, le Fils de Dieu. [...] Voici l’Agneau de Dieu » 6.
Le mémorial reçoit un sens nouveau dans le Nouveau Testament. Quand l’Église célèbre l’Eucharistie, elle fait mémoire§611 de la Pâque du Christ, et celle-ci devient présente : le sacrifice que le Christ a offert une fois pour toutes sur la Croix demeure toujours actuel 1 : « Toutes les§1085 fois que le sacrifice de la croix par lequel le Christ notre pâque a été immolé se célèbre sur l’autel, l’œuvre de notre rédemption s’opère » a.
