Catéchisme

7 paragraphes sélectionnés

537, 1010, 1229, 1241, 1266, 1272, 1997

Par le Baptême, le chrétien§628 est sacramentellement assimilé à Jésus qui anticipe en son baptême sa mort§1262 et sa résurrection ; il doit entrer dans ce mystère d’abaissement humble et de repentance, descendre dans l’eau avec Jésus, pour remonter avec lui, renaître de l’eau et de l’Esprit pour devenir, dans le Fils, fils bien-aimé du Père et « vivre dans une vie nouvelle » 1 :
Ensevelissons-nous avec le Christ par le Baptême, pour ressusciter avec lui ; descendons avec lui, pour être élevés avec lui ; remontons avec lui, pour être glorifiés en lui a.
Tout ce qui s’est passé dans le Christ nous fait connaître qu’après le bain d’eau, l’Esprit Saint vole sur nous du haut du ciel et qu’adoptés par la Voix du Père, nous devenons fils de Dieu b.
Grâce au Christ, la mort chrétienne a un sens positif. « Pour moi, la vie c’est le Christ et mourir un gain » 1. « C’est là une parole certaine : si nous mourons avec lui, nous vivrons avec lui » 2. La nouveauté essentielle de la mort chrétienne est là : par le Baptême§1220, le chrétien est déjà sacramentellement « mort avec le Christ », pour vivre d’une vie nouvelle ; et si nous mourons dans la grâce du Christ, la mort physique consomme ce « mourir avec le Christ » et achève ainsi notre incorporation à Lui dans son acte rédempteur :
Il est bon pour moi de mourir dans (eis) le Christ Jésus, plus que de régner sur les extrémités de la terre. C’est lui que je cherche, qui est mort pour nous ; lui que je veux, qui est ressuscité pour nous. Mon enfantement approche [...]. Laissez-moi recevoir la pure lumière ; quand je serai arrivé là, je serai un homme a.
Devenir chrétien, cela se réalise dès les temps des apôtres par un cheminement et une initiation à plusieurs étapes. Ce chemin peut être parcouru rapidement ou lentement. Il devra toujours comporter quelques éléments essentiels : l’annonce de la Parole, l’accueil de l’Évangile entraînant une conversion, la profession de foi, le Baptême, l’effusion de l’Esprit Saint, l’accès à la communion eucharistique.
L’onction du saint chrême, huile parfumée consacrée par l’évêque, signifie le don de l’Esprit Saint au nouveau baptisé. Il est§1294§1574 devenu un chrétien, c’est-à-dire « oint » de l’Esprit Saint, incorporé au Christ, qui§783 est oint prêtre, prophète et roi a.
La Très Sainte Trinité§1812 donne au baptisé la grâce sanctifiante, la grâce de la justification qui§1992 :
– le rend capable de croire en Dieu, d’espérer en Lui et de L’aimer par les vertus théologales ;
– lui donne de pouvoir vivre et agir sous la motion de l’Esprit§1831 Saint par les dons du Saint-Esprit ;
– lui permet de croître dans le bien§1810 par les vertus morales.
Ainsi, tout l’organisme de la vie surnaturelle du chrétien a sa racine dans le saint Baptême.
Incorporé au Christ par le Baptême, le baptisé est configuré au Christ 1. Le Baptême scelle le chrétien d’une marque spirituelle§1121 indélébile (« character ») de son appartenance au Christ. Cette marque n’est effacée par aucun péché, même si le péché empêche le Baptême de porter des fruits de salut (voir DS 1609-1619). Donné une fois pour toutes, le Baptême ne peut pas être réitéré.
La grâce est une participation à la vie de Dieu, elle nous introduit dans l’intimité de la vie trinitaire : Par le Baptême le chrétien§375§260 participe à la grâce du Christ, Tête de son Corps. Comme un « fils adoptif », il peut désormais appeler Dieu « Père », en union avec le Fils unique. Il reçoit la vie de l’Esprit qui lui insuffle la charité et qui forme l’Église.